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Plus d’une décennie après la dernière crise alimentaire, la pandémie de covid-19 a de nouveau mis en lumière les dysfonctionnements et l’extrême vulnérabilité du système agro-industriel mondialisé. En dépit des engagements de la communauté internationale à éradiquer la faim dans le monde, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire augmente, les disparités se creusent et la crise écologique s’aggrave, à mesure que le modèle d’agriculture commerciale et productiviste se généralise. Face à ce constat d’échec, un consensus se fait jour sur la nécessité et l’urgence d’une révision en profondeur des systèmes alimentaires. Mais l’orientation d’une telle transformation fait débat.
Reprenant à leur compte la rhétorique du changement, les grandes firmes agro-industrielles entendent garder le contrôle. Fortes du soutien des puissances agro-exportatrices, elles comptent imposer leur modèle de « révolution doublement verte » et leur approche techno-productiviste dite « durable », comme seule réponse possible au triple défi de la faim, du changement climatique et de la croissance démographique. Les mouvements paysans et leurs alliés dénoncent cette mainmise. Contre les nouvelles logiques d’accumulation à l’oeuvre, ils en appellent à une démocratisation de la gouvernance internationale et à un changement radical de paradigme : la transition vers un modèle de souveraineté alimentaire qui s’appuie sur des modes de production agroécologiques et réalise le droit à l’alimentation.
Illustration de couverture : Christine Banlog, Cameroun. Photo de Ryan Brown, UN Women - CC
Recension :
Inter-Réseaux Développement Rural
| Titre | Un système alimentaire à transformer |
| La collection | Alternatives Sud |
| Volume | XXVIII - 2021, n°4 |
| Date | 12/2021 |
| Coord. / Auteur | Laurent Delcourt |
| Edition | Syllepse |
| Format | 135x215 |
| Pages | 176 |
| ISBN | 978-2-84950-993-7 |
| Prix | 13 (Frais de port compris) |
Dans l’imaginaire collectif, les violences de genre – au même titre que la pauvreté – tendent à être considérées avec fatalisme. Phénomène social banalisé, elles renvoient à l’ordre « naturel » des choses, réduites au seul fait d’« hommes violents ».
De la sorte, on oublie l’essentiel. Féminicides, viols, harcèlements ne résultent pas de comportements isolés ou « déviants », ils témoignent de ressorts patriarcaux profonds et indiquent une même représentation de l’infériorité des femmes. Ces agissements s’inscrivent dans un continuum de violence qui se déploie à toutes les étapes de la vie, dans les espaces privés ou publics et sous de multiples formes – physique, symbolique, institutionnelle… –, afin de conforter l’emprise masculine.
La violence patriarcale a ses propres spécificités, mais pour l’aborder dans sa complexité, elle doit être articulée à d’autres structures de domination, telle que le mode de production capitaliste – particulièrement abusif pour les femmes – et la matrice coloniale, qui exerce des effets concrets et durables sur les territoires et les corps – principalement ceux des travailleuses pauvres « racisées ».
Dans un climat délétère pour les droits des femmes – crise sanitaire et économique, campagnes anti-genre, offensives réactionnaires –, un renouveau féministe s’est affirmé ces dernières années, au départ de l’Amérique latine, autour de l’enjeu central de la violence. Et s’est amplifié, en Asie et en Afrique, par son articulation avec d’autres luttes sociales et politiques.
Illustration de couverture : Conavim (Mexique)
Recension :
Libération, octobre 2021 : Violences de genre : aux racines du mâle
| Titre | Violences de genre et résistances |
| La collection | Alternatives Sud |
| Volume | XXVIII - 2021, n°3 |
| Date | 09/2021 |
| Coord. / Auteur | Aurélie Leroy |
| Edition | Syllepse |
| Format | 135x215 |
| Pages | 176 |
| ISBN | 978-2-84950-949-4 |
| Prix | 13 (Frais de port compris) |
El ascenso de China no es nuevo. Tampoco lo son las preocupaciones que plantea, especialmente en el campo occidental. Pero la historia se ha acelerado durante los últimos diez años. Hoy, Estados Unidos ya no duda en hacer de China su principal adversario estratégico. En otros lugares, y en particular en los países del Sur, las reacciones son más variadas. De hecho, China puede haberse convertido en una potencia capitalista líder, pero juega con reglas que difieren de las que sigue Occidente. Para bien o para mal. Por lo tanto, analizar el ascenso internacional de China únicamente desde la perspectiva de la « amenaza » es doblemente engañoso. Primero, porque se trata de un orden mundial cuyos beneficios históricos están lejos de haber sido distribuidos equitativamente, y porque al hacerlo, subestimamos la pluralidad de intereses y contradicciones que existen entre China y otras regiones del mundo, pero también dentro de la sociedad china.
Libro colectivo dirigido e introducido por Cédric Leterme (Centre Tricontinental - Bélgica), con capítulos de Au Loong-Yu, Walden Bello, Eric Harwit, Yu Hong, Hoang Thi Ha, Rubén Laufer, Ilaria Carrozza, The China Labour Bulletin, Cai Yiping, Lau Kin Chi, Shawn Shieh.
| Titre | China : la otra superpotencia |
| La collection | Alternatives Sud |
| Date | 09/2021 |
| Coord. / Auteur | Cédric Leterme |
| Edition | Editorial Popular (Madrid, 2021), Colleción Cero a la Izquierda. |
| Format | 135 x 210 |
| Pages | 230 |
| ISBN | 978-84-7884-873-7 |
La crise sanitaire a achevé de dédiaboliser la démondialisation, soit l’idée d’un recul de l’interdépendance des économies. La nécessité de récupérer des formes de souveraineté politique sur la production et l’échange de biens met désormais tout le monde d’accord, ou presque. Si, derrière la rhétorique, la plupart des dirigeants envisagent des ajustements pragmatiques, soit le rapatriement des secteurs industriels jugés stratégiques, une défiance plus profonde vis-à-vis du libre-échange s’est installée dans l’opinion occidentale, alimentée par les délocalisations, la paupérisation des classes populaires et la conversion au « local » d’une classe moyenne « ouverte sur le monde », mais tourmentée par la crise environnementale.
Le rôle de champions du libre-échange a-t-il dès lors été récupéré par les pays émergents, que d’aucuns présentent comme les gagnants de la mondialisation ? En partie seulement, comme le montre la décision de l’Inde de tourner le dos à l’immense zone de libre-échange asiatique. Plus largement, l’intégration aux chaînes de valeur internationales coexiste avec la volonté de se recentrer sur les marchés intérieurs et de protéger des importations certains secteurs productifs. Dans le même temps, la prétention des États au monopole du contrôle sur les territoires, au nom du développement national, est contestée par des acteurs paysans et indigènes, qui défendent une conception plus populaire et locale de la souveraineté.
Illustration de couverture : DPIIT - Government of India
| Titre | Démondialisation ? |
| La collection | Alternatives Sud |
| Volume | XXVIII - 2021, n°2 |
| Date | 05/2021 |
| Coord. / Auteur | François Polet |
| Edition | Syllepse |
| Format | 135x215 |
| Pages | 176 |
| ISBN | 978-2-84950-926-5 |
| Prix | 13 (Frais de port compris) |
L’essor de la Chine ne date pas d’hier. Les inquiétudes qu’il soulève non plus, surtout dans le camp occidental. Mais l’histoire s’accélère depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, les États-Unis n’hésitent plus à faire de la Chine leur principal adversaire stratégique.
Ailleurs, et en particulier dans les pays du Sud, les réactions sont plus contrastées. En effet, la Chine a beau être devenue une puissance capitaliste de premier plan, elle joue selon des règles qui diffèrent de celles que suivent les Occidentaux. Pour le meilleur… comme pour le pire.
Analyser l’essor international de la Chine sous le seul angle de la « menace » se révèle donc doublement trompeur. D’abord, parce que celle-ci porte sur un ordre mondial dont les bénéfices historiques sont loin d’avoir été équitablement répartis. Ensuite parce que ce faisant, on sous-estime la pluralité des intérêts et des contradictions qui existe entre la Chine et les autres régions du monde, mais aussi au sein même de la société chinoise.
Illustration de couverture : Tankman © Raimond Spekking
(A voir également : le webinaire Chine : l’autre superpuissance).
| Titre | Chine : l’autre superpuissance |
| La collection | Alternatives Sud |
| Volume | XXVIII - 2021, n°1 |
| Date | 03/2021 |
| Coord. / Auteur | Cédric Leterme |
| Edition | Syllepse |
| Format | 135x215 |
| Pages | 176 |
| ISBN | 978-2-84950-905-0 |
| Prix | 13 (Frais de port compris) |
La simultanéité, l’ampleur et la radicalité des soulèvements populaires de l’automne 2019 au Chili, en Équateur et au Liban surprennent. Elles obligent à réévaluer d’autres mouvements, débutés plus tôt et toujours en cours – en Haïti, au Soudan, en Algérie, à Hongkong… –, et à porter un regard plus attentif sur la conflictualité sociale dans le monde. Au-delà des affinités relevées, la coïncidence dans le temps et la diffusion dans l’espace marquent-elles un nouveau « printemps des peuples » ?
Si les revendications et les modes d’action convergent jusqu’à un certain point, le développement des luttes demeure tributaire du mode de gestion étatique de la contestation et de la cohésion des élites au pouvoir. Et les soubassements politiques et moraux de ces mobilisations sont ancrés dans des histoires nationales, dont l’héritage est revendiqué.
Le visage des révoltes – celui d’une jeunesse urbaine précarisée au sein de laquelle les femmes jouent un rôle important –, ainsi que l’évidence médiatique de ressorts communs – l’utilisation des réseaux sociaux, le recours aux cultures populaires, la spontanéité et l’horizontalité des modes d’organisation… – méritent d’être interrogés et complexifiés.
Ces soulèvements répondent à des contextes particuliers, mais traduisent aussi de nouvelles circulations internationales des luttes. Assiste-t-on dès lors à une mondialisation de la protestation sociale ?
Illustration de couverture : Samir Belkaïd – Hirak, Alger
| Titre | Soulèvements populaires |
| La collection | Alternatives Sud |
| Volume | XXVII - 2020, n°4 |
| Date | 11/2020 |
| Coord. / Auteur | François Polet, Frédéric Thomas |
| Edition | Syllepse |
| Format | 135x215 |
| Pages | 177 |
| ISBN | 978-2-84950-894-7 |
| Prix | 13 (Frais de port compris) |
L’ampleur du désastre écologique, chiffrée à l’envi, sidère. Scientifiques et militants auront mis cinquante ans à agiter les consciences, avant que l’évidence s’impose. Ses causes sont connues, enfin admises. Ou presque. Principaux responsables du gâchis environnemental, le productivisme et le consumérisme des grands producteurs et des gros consommateurs. Un mode d’exploitation séculaire de la nature, irresponsable, sans limites, mû par l’appât du gain et la logique de l’accumulation. Dont les effets délétères s’accélèrent et réactualisent la sentence de Hugo – « c’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » –, la vulnérabilité des premiers étant sans commune mesure avec celle des seconds. Les pollueurs majeurs tardent à passer à la caisse, tandis que les secteurs populaires et les pays non industrialisés en font les frais. Comment les États du Sud, « émergents » ou « moins avancés », se positionnent-ils dans les négociations climatiques internationales ? Quelles politiques mener en vertu du principe des « responsabilités communes mais différenciées » ? Green Deal velléitaire ou System Change assumé ? Les concepts d’éco-impérialisme, de justice verte, d’écologie décoloniale convoqués par les mouvements qui, en Afrique, en Amérique latine et en Asie, à rebours des opinions publiques, se mobilisent sur des enjeux environnementaux, apportent des réponses.
Illustration de couverture : Kolkata Waste Dump Vision (Wolfgang Sterneck).
* Capsule vidéo : en 1 minute, les grandes lignes de ce nouvel Alternatives Sud.
| Titre | L'urgence écologique vue du Sud |
| La collection | Alternatives Sud |
| Volume | XXVII - 2020, n°3 |
| Date | 08/2020 |
| Coord. / Auteur | Bernard Duterme |
| Edition | Syllepse |
| Format | 135x215 |
| Pages | 177 |
| ISBN | 978-2-84950-858-9 |
| Prix | 13 (Frais de port compris) |
¿Por qué y cómo llegó al poder un parlamentario mediocre de extrema derecha, nostálgico de la dictadura militar, descaradamente racista, misógino y homofóbico en el país más grande de América Latina ? La llegada de Bolsonaro como presidente de Brasil no es un hecho fortuito ni un callejón sin salida. Llevado por un maremoto, es tanto el producto de las circunstancias como la consecuencia del trabajo de conquistar y moldear la opinión de los nuevos derechos radicales y militantes.
En un contexto marcado por una profunda crisis económica, moral e institucional, estas corrientes explotaron las frustraciones y resentimientos de la sociedad brasileña para imponerse a los negocios. Con el apoyo de las viejas oligarquías y de los sectores más conservadores, ahora pretenden saldar el legado del « lulismo » y dictar su agenda ultraliberal, retrógrada y autoritaria. Revisión de los derechos sociales, desmantelamiento de las protecciones ambientales, privatización de empresas estatales, realineamiento de la política exterior con Estados Unidos, cruzada moral y de seguridad..., el punto de inflexión en marcha corre el riesgo de destruir el progreso democrático logrado al final de varias décadas de luchas.
Conmocionada y dividida, la izquierda hasta ahora se ha mostrado impotente para contrarrestar la ola reaccionaria. A toda costa, deberá recuperar la unidad y proponer un nuevo proyecto movilizador para evitar que el país, campeón de todas las categorías de desigualdades, se hunda en el abismo.
Libro colectivo dirigido e introducido por Laurent Delcourt (Centre Tricontinental - Bélgica)
| Titre | El Brasil de Bolsonaro : el gran salto hacia atrás |
| La collection | Alternatives Sud |
| Date | 06/2020 |
| Coord. / Auteur | Laurent Delcourt |
| Edition | Editorial Popular (Madrid, 2020), Colleción Cero a la Izquierda. |
| Pages | 212 p. |
| ISBN | 978-84-7884-835-5 |
Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d’extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d’Amérique latine ? L’arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n’est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d’un travail de conquête et de formatage de l’opinion par de nouvelles droites radicales et militantes.
Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s’imposer aux affaires. Avec l’appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd’hui solder l’héritage du « lulisme » et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les États-Unis, croisade morale et sécuritaire…, le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes.
Sonnée et divisée, la gauche s’est jusqu’à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s’enfonce dans l’abîme.
Photo de couverture : Pablo Albarenga Mídia NINJA, São Paulo 2018
| Titre | Le Brésil de Bolsonaro : le grand bond en arrière |
| La collection | Alternatives Sud |
| Volume | XXVII - 2020, n°2 |
| Date | 06/2020 |
| Coord. / Auteur | Laurent Delcourt |
| Edition | Syllepse |
| Format | 135x215 |
| Pages | 172 |
| ISBN | 978-2-84950-846-6 |
| Prix | 13 (Frais de port compris) |
Aujourd’hui, le « numérique » est partout. Du transport à l’alimentation en passant par la santé ou le logement, difficile de trouver une sphère d’activité qui échappe encore à son emprise. Du moins dans les pays du Nord. Au Sud, les progrès de la numérisation restent plus inégaux. Ils n’en posent pas moins question.
D’abord, parce que les technologies numériques reposent sur un extractivisme et une fuite en avant écologique dont le Sud est la première victime à l’échelle mondiale. Ensuite, parce que leur déploiement profite avant tout à une poignée de multinationales qui concentrent un pouvoir inédit grâce à l’exploitation de quantité toujours croissante de « données ». Enfin, parce que la gouvernance et l’infrastructure globales du numérique sont aujourd’hui dominées par le Nord et le secteur privé, avec à la clé de nouvelles formes de dépendance et d’exploitation.
Mais les résistances s’organisent. Des États cherchent à promouvoir leur « industrialisation numérique » ou plus largement leur « souveraineté technologique ». En parallèle, des mouvements sociaux défendent un usage démocratique, écologique et émancipateur du numérique, face aux instrumentalisations du capitalisme de plateforme, mais aussi de la surveillance étatique.
Illustration de couverture : Zeevveez - Dislike graffiti
| Titre | Impasses numériques |
| La collection | Alternatives Sud |
| Volume | XXVII - 2020, n°1 |
| Date | 03/2020 |
| Coord. / Auteur | Cédric Leterme |
| Edition | Syllepse |
| Format | 135x215 |
| Pages | 177 |
| ISBN | 978-2-84950-818-3 |
| Prix | 13 (Frais de port compris) |
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