En dépit de plus d’une décennie de mobilisations à intensité variable, la ZANU-PF du président Mugabe est parvenue à assurer sa survie politique. Si la dégradation du consensus nationaliste s’est manifesté dès le milieu des années 1990 par une multiplication de conflits sociaux, du fait des conséquences d’un ajustement structurel négocié avec le FMI, c’est par la force, la tension et la relégitimation idéologique que le pouvoir s’est perpétué.