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Haïti

Un État en ruines, un peuple debout

Victimes, les Haïtiens le sont, mais ils ont aussi été les premiers sauveteurs, secouristes, déblayeurs, les premiers à porter secours à leurs compagnons d’infortune. Dans une analyse sur les mouvements sociaux haïtiens, Sabine Manigat nous parle de la réaction et de l’organisation de la population.

Sabine Manigat

Le tremblement de terre de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter qui a frappé Haïti a affecté significativement des régions et villes densément peuplées et socialement actives. Les principales victimes du tremblement de terre appartiennent à deux catégories socio-économiques : la classe moyenne qui représente à Haïti un étroit segment de 20% de la population, résidant principalement dans les villes et surtout à Port-au-Prince, et les secteurs populaires, de loin majoritaires dans la population, souvent d’immigration récente en ville et avec un enracinement encore fortement rural. Cette population, qui représente, selon des statistiques compilées par les Nations Unies, environ 1,2 million personnes, a réagi de deux manières distinctes et complémentaires : d’un côté, par l’organisation de véritables campements spontanés avec leurs comités responsables de la réception et de la distribution de l’aide, de la sécurité et du nettoyage ; et, d’un autre côté, par l’exode vers les villes d’origine, surtout pour les femmes et les enfants.

Suite de l’article : http://www.cncd.be/spip.php?article1292


Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.