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Sud global, peuples et émancipation : une équation fragile

Le Transnational Institute (TNI) vient de publier « Vers un Bandung des peuples ». Ce texte analytique et programmatique appelle à créer un « Front du Sud global ». Ce programme participe d’une vision centrée sur l’État et fait apparaître l’un des principaux clivages qui traverse les lectures anti-impérialistes.

Le Transnational Institute (TNI), centre de recherche international progressiste renommé, a publié en ce début d’année un texte programmatique en espagnol et en anglais d’une quinzaine de pages : « Vers un Bandung des peuples » [1]. Référence à la réunion qui se tînt en 1955 dans la ville indonésienne de Bandung, où convergèrent des leaders de nations asiatiques et africaines tout juste décolonisées. Cet événement fondateur du tiers-monde inaugura le mouvement des pays non-alignés, qui refusaient de s’affilier à l’un des deux blocs, Est ou Ouest. Ces dernières années, ce moment Bandung tend à être revendiqué, repris et investi d’une force symbolique, au risque de ne pas voir que cette conférence représenta davantage un moment charnière qu’une stratégie commune du Sud [2].

Quoi qu’il en soit, l’intérêt du texte du TNI est d’offrir une analyse de la situation mondiale ainsi qu’une perspective stratégique ambitieuse puisqu’il ne s’agit rien de moins que de construire un « Front du Sud global ». L’enjeu n’est pas ici de revenir en détails sur l’analyse de ce programme, mais bien de montrer en quoi « Vers un Bandung des peuples » est le marqueur d’une certaine vision politique et de mettre en avant l’existence d’un clivage qui traverse les lectures anti-impérialistes.

Un nouveau Bandung

Le Sud global, affirme le texte, recouvre à la fois une réalité géographique et une dimension sociale : celle du « Sud qui vit dans les rues de Jakarta, les banlieues de Paris, les favelas de Rio, les townships de Johannesburg, dans les centres de rétention du Texas » [3]. Le Front du Sud global que l’on cherche à créer combine ces deux Suds au sein de « la gauche transnationale organisée, aux côtés des forces progressistes ». Cela implique de « forger un nouvel internationalisme » désoccidentalisé, d’adopter une approche non sectaire et d’avoir « une vision claire de qui se trouve réellement de l’autre côté des barricades ».

Bien que nombre de gouvernements du Sud aient été capturés par les élites au pouvoir et qu’il faille reconnaître et combattre cet « ennemi intérieur », il convient selon les auteur·rices de considérer les États « comme un espace de contestation » et comme des acteurs essentiels « pour répondre aux besoins de leurs peuples ». D’où la nécessité, lorsque c’est possible, de « travailler avec et au sein de l’État », afin de mettre en place une stratégie à même de « résister à l’impérialisme et de proposer des alternatives à celui-ci ».

Des initiatives en cours tant des États que des mouvements sociaux du Sud sont porteuses d’espoirs et amorcent une transformation de l’ordre international. Et les auteur·rices de citer, entre autres, l’Assemblée internationale des peuples, la Via Campesina, le Tricontinental Institute, la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), les BRICS et la Chine.

Enfin, « Vers un Bandung des peuples » dessine des éléments d’une stratégie commune incluant le Nord, appelé à revoir radicalement ses relations avec le Sud et à « apprendre à vivre sans empire ». Plus fondamentalement, le texte identifie trois « espaces interconnectés » à partir desquels bâtir ce pouvoir des peuples : « au sein des mouvements sociaux et des organisations de la société civile ; au sein des États et des partis politiques, et en collaboration avec eux ; au sein des réseaux de penseurs, de communicants et d’éducateurs populaires ».

Ce nouveau Bandung doit englober non seulement les États, « mais aussi l’immense diversité des mouvements sociaux, des forces politiques et des luttes populaires issues des nombreux Suds (…), car c’est le pouvoir des peuples qui doit être le moteur de ce nouveau multilatéralisme, fondé sur la solidarité internationaliste et une véritable démocratie ».

Des peuples tout contre les États

Le texte entend mettre le curseur sur les peuples. Ainsi, est évoqué « un multilatéralisme centré sur les peuples », basé sur le respect du droit à l’autodétermination des États, mais aussi des peuples. D’autant plus que « dans de nombreux cas, les États sont devenus des instruments d’oppression et de domination, capturés par les élites au pouvoir », des « bourgeoisies locales dont le pouvoir repose précisément sur la perpétuation des privilèges et des inégalités », et qui servent « trop souvent de relais à la dépendance néocoloniale », hypothéquant de la sorte la défense « des projets souverains ». Le texte se conclut par un appel vibrant à un nouveau Bandung qui englobe non seulement les États, mais aussi et surtout les peuples.

Mais, à y regarder de plus près, ces peuples s’avèrent arrimés aux impératifs étatiques et leur autonomie subordonnée à celle des États. Dans ce texte, la mise en avant des forces populaires est ainsi suspendue, voire subordonnée au pouvoir étatique, qui paraît primer sur toute autre considération. « Vers un Bandung des peuples » n’arrive jamais à se dégager véritablement du prisme de l’État. En dernière instance, c’est bien celui-ci, ou plus exactement le mariage de celui-ci et des mouvements sociaux, qui s’impose. Cela se vérifie à la fois dans les exemples et les silences que dans l’argumentation d’ensemble. Le caractère situé de cette critique trouve ses racines dans sa généalogie, sa vision stratégique et les failles de sa conception de l’État.

Les auteur·rices du texte entendent ainsi s’inspirer des mouvements socialistes et de libération nationale du siècle passé. Expériences de toute évidence importantes et dont il faut tirer les leçons, mais qui étaient centrées sur des dynamiques étatiques. Or, ce centrage et les relations conflictuelles qu’il a générées avec les organisations sociales ne semblent pas être pris en compte [4]. De plus, au fil des pages, la puissance (potentielle) de l’alliance entre le peuple et l’État est à plusieurs reprises mise en avant : « le Front [du Sud global] est précisément forgé là où les peuples et États des ‘Suds’ se rencontrent, s’affrontent et découvrent ce qu’ils pourraient devenir s’ils marchaient ensemble ». Ce triptyque semble dessiner la dialectique heureuse – thèse-antithèse-synthèse – des relations entre les peuples et les États. Certes, la convergence de mouvements sociaux émancipateurs et de grande ampleur, d’un côté, et d’États progressistes, de l’autre, ouvre la voie à des lendemains prometteurs. Encore convient-il d’examiner les conditions de cette convergence et d’en reconnaître la rareté et la fragilité. Or « Vers un Bandung des peuples » fait de cette alliance la priorité stratégique, sinon exclusive, minorant de la sorte les différences irréductibles entre dynamiques populaires et logiques d’État.

En fin de compte, « la construction d’un Front du Sud global repose sur la conviction qu’il y a davantage de liens qui unissent les peuples et les États du Sud que de facteurs qui les divisent ». Cette formule relève davantage de la pétition de principe que de l’analyse, tant les divisions sont passées sous silence. Cela se vérifie dans les exemples mis en avant. Le « processus révolutionnaire panafricain » de l’AES constituerait ainsi un « exemple inspirant de détermination et de résistance anticolonialistes ». Or, le soutien populaire initial à ces régimes militaires issus de coups d’État provient de leur prétention à lutter (plus) efficacement contre les terroristes. À l’heure où la crise sécuritaire s’aggrave et la répression s’accroît, il conviendrait de vérifier, sous la rhétorique panafricaine de ces régimes, la nature des relations avec le peuple, l’actualité de ce soutien populaire et la charge émancipatrice réelle de ces politiques. D’autant plus que les auteur·rices renvoient à une analyse de l’historien béninois Amzat Boukari-Yabara, datant de 2024, qui évoque le danger « d’un panafricanisme frelaté », « d’un panafricanisme de la paranoïa », tout en insistant sur l’enjeu « de retour au pouvoir populaire qui passe par la sortie du régime militaire » [5].

La même position idéologique prévaut à propos des BRICS qui « malgré bien des contradictions », sont présentés, sans autre forme de procès, comme « de facto, le bloc contre-hégémonique le plus développé ». Or, nombre d’analystes mettent en question cette prétention d’une alternative à l’hégémonie actuelle [6]. Mais c’est à propos de la Chine que le prisme idéologique et étatique du texte apparaît le plus évident.

La Chine comme référence

« Dans une perspective progressiste et émancipatrice », affirment ainsi nos auteur·rices, « on ne peut nier que la voie chinoise, même si elle n’est ni parfaite ni nécessairement reproductible, a débuté par une révolution populaire » ; une révolution qui a permis au pays asiatique de changer son rôle au sein de la division internationale du travail et de sortir des millions de personnes de la pauvreté. Et de conclure : « il y a des enseignements à tirer de ses stratégies de planification, de développement souverain et du soutien populaire durable – car il y a bien un soutien populaire : tout narratif laissant entendre que 1,4 milliard de personnes vivent sous un régime exclusivement coercitif est, au mieux, naïf et, au pire, raciste ». Les auteur·rices poursuivent : « il n’est pas surprenant que de nombreuses forces progressistes considèrent la Chine comme un allié naturel dans la lutte visant à démanteler la puissance hégémonique occidentale et le capitalisme néolibéral ».

L’argumentation est paradoxale. D’abord, l’un des enseignements à tirer ne consiste-t-il pas à interroger le coût humain, écologique et social de la révolution chinoise, du développement du pays et de son décollage ? Ensuite, s’il est indéniable que le gouvernement de Pékin jouit d’un certain soutien populaire..., celui de Washington aussi. Et aucun des deux n’est « un régime exclusivement coercitif ». Reste que tout narratif laissant entendre que les 1,4 milliard de Chinois et Chinoises soutiennent librement leur gouvernement est pour le moins crédule. Que des mouvements et États s’appuient sur la Chine pour faire contrepoids aux États-Unis et à l’Europe relève des nécessités et de la stratégie géopolitiques. Que des « forces progressistes » veuillent voir dans le cas chinois un exemple d’émancipation relève en revanche d’un parti-pris idéologique.

L’occultation des mécanismes internes de contrôle, d’exploitation et de répression du gouvernement chinois se double d’un regard singulier porté sur la dynamique internationale de Pékin. Les auteur·rices sont bien obligés de reconnaître que « la Chine n’a pas explicitement pris la tête de cette refonte collective des structures économiques et politiques mondiales » appelée par les forces progressistes, et qu’il existe un risque que le géant asiatique devienne un « simple acteur du marché parmi d’autres, reproduisant ainsi potentiellement des pratiques coloniales et impériales ». Et le texte de s’interroger sur la disposition de la Chine « à s’investir activement dans la construction d’un internationalisme populaire, en vue d’un ordre mondial véritablement démocratique » ?

La politique de Pékin au cours de ce dernier quart de siècle n’a-t-elle pas tranché cette question par la négative ? N’avons-nous pas déjà suffisamment d’éléments pour mesurer la capacité et la volonté de l’État chinois à être « le moteur dynamique de cette initiative sans devenir une nouvelle puissance hégémonique guidée uniquement par ses propres intérêts » ? Ces questions ne relèvent-elles pas plutôt d’une interprétation qui attribue mécaniquement et naturellement au Sud en général et aux BRICS et à la Chine en particulier, une mission émancipatrice ?

L’État, ce monstre froid

Ces lectures « positives » d’expériences et de stratégies étatiques résident en réalité dans un biais conceptuel. Si, selon le texte, « tout projet sérieux de souveraineté du Sud » doit « tenir compte de l’ennemi intérieur » et intégrer « les luttes de classes », cet ennemi semble cependant circonscrit aux seuls États qui se réclament ouvertement de Trump ou de « l’Internationale réactionnaire » où convergent Nayib Bukele et Javier Milei, Donal Trump et Jair Bolsonaro [7]. Et les antagonismes – de classes, de genre, de rapports sociaux de « race » – de disparaître dans les autres pays, sous la magie d’une rhétorique anti-impérialiste ou d’un positionnement anti-états-unien. Ou faut-il comprendre que les peuples émancipés seraient à la tête des gouvernements chinois, russe, nicaraguayen, iranien, etc. ?

La volonté de se défaire de la vision d’un « Sud global monolithique » et de se soustraire au « campisme » – cette grille de lecture qui divise la scène internationale en deux blocs antagonistes, les États-Unis (et ses alliés occidentaux) contre le reste du monde, et attribue une nature anti-impérialiste à toute opposition à Washington – vient dès lors buter sur ce point aveugle. Il n’y a, dans « Vers un Bandung des peuples », ni critique de l’État, ni critique de l’autoritarisme, encore moins de critique de l’autoritarisme étatique. Rien qui ne permette d’analyser à nouveaux frais la permanence et la récurrence des mouvements et conflits sociaux au sein et contre les États. Cela tient certainement aux courants théoriques stato-centrés dans lesquels s’inscrivent les auteur·rices. Il convient cependant de rappeler que Marx et une tradition marxiste hétérodoxe ont développé une critique radicale de l’État. Toujours est-il que la vision homogénéisante des peuples dans ce texte se lit au miroir d’une certaine conception de l’État.

Dès lors, la connexion entre mouvements sociaux, États et centres de recherche, au cœur de la stratégie commune de ce programme, apparaît asymétrique. Le populaire est rabattu sur l’appareil étatique. Les potentialités offertes par l’alliance avec les États écrasent les limites et oppositions, dissolvent la conflictualité dans des calculs stratégiques trompeurs. Enfin, la référence centrale au Tricontinental Institute consacre l’hypothèque d’une émancipation populaire. Son directeur, Vijay Prashad, n’a-t-il pas récemment mêlé sa signature à celles de figures d’extrême droite au bas d’une tribune faisant l’éloge de l’ancien guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei, « reconnu internationalement comme une voix contre l’arrogance et le terrorisme » [8] ? Une illustration de « l’anti-impérialisme des imbéciles » [9].

« Toute l’eau de la mer ne suffirait pas à laver une tache de sang intellectuelle », écrivait Lautréamont. Mais peut-être certaines mers du Sud ont-elles ce pouvoir ?

Pour conclure

« Vers un Bandung des peuples » offre une analyse intéressante et actualisée des rapports Nord-Sud. Il a en outre le mérite de développer des pistes stratégiques pour une transformation émancipatrice de la géopolitique comme des peuples ; à commencer par ceux du Sud. Le texte n’en souffre pas moins de zones d’ombre et de contradictions, en s’inscrivant résolument au sein d’une vision focalisée sur l’État.

Les forces progressistes du Sud seraient confrontées aux « même adversaires structurels : l’impérialisme, le pouvoir des multinationales, la militarisation et l’Internationale macho-facho ». Les États du Sud n’en font donc pas partie. Pourtant, les plus importants bouleversements qu’ait connus le Sud au cours du XXIe siècle, des révolutions arabes au soulèvement populaire de début 2026 en Iran, en passant par les mouvements féministes [10], les estallidos latino-américains et les insurrections de la Gen Z, sont le fruit de mouvements sociaux, en-dehors et contre des États [11]. Des États le plus souvent accaparés par une oligarchie politique et d’affaires qui assoit son pouvoir au moyen de mécanismes d’exploitation et de dépossession, de prédation et de répression. De cela, le texte ne dit rien. Et peut-être vaut-il mieux qu’il n’en dise rien, car nombre de ces révoltes ont éclaté au sein de pays classés implicitement ou explicitement comme « progressistes » par certains des courants intellectuels dont les auteur·rices se réclament. De quel côté de la barricade se retrouvent-ils dès lors dans ces situations concrètes de lutte ?

« Vers un Bandung des peuples » appelle à connecter stratégiquement les luttes locales aux dynamiques internationales et aux réseaux de penseurs, d’éducateurs, dont le Tricontinental Institute, du Sud. L’urgence est dans le même temps et de manière dialectique de reconnecter les interprétations globales – dont participe ce texte – aux événements et aux conflits locaux qui en déforment la trame théorique soigneusement (pré)établie. Quant aux intellectuels… Il y a près de deux siècles, Marx écrivait que « l’éducateur a lui-même besoin d’être éduqué ». La tâche reste entière. En fin de compte, ce nouveau Bandung « populaire » risque bien d’être celui des peuples... aux conditions des États.


Notes

[1Brid Brennan, Gonzalo Berrón, Juliana Rodrigues de Senna, Sol Trumbo Vila, « Towards a Bandung de los Pueblos. Multilateralism, corporate power, and the building of a Global South Front », TNI, 17 mars 2026, https://www.tni.org/en/article/towards-a-bandung-de-los-pueblos.

[2François Polet, « Du tiers-monde au Sud global, permanences et métamorphoses », Du tiers-monde au Sud global, Alternatives Sud, 2026 / 2 ; Frédéric Thomas, « Luttes anticoloniales : hier et aujourd’hui », Anticolonialisme(s), Alternatives Sud, 2023 / 3.

[3Sauf mentions contraires, toutes les citations proviennent de « Towards a Bandung de los Pueblos. Multilateralism, corporate power, and the building of a Global South Front ».

[4C’est l’un des aspects qu’Issa Shivji met en avant dans le renouvellement du panafricanisme. « Rappelons enfin que l’idéologie panafricaniste s’est jusqu’à présent toujours focalisée sur l’État ; l’État-nation a été au centre de l’imaginaire et des discours politiques et intellectuels panafricains. Et est toujours considéré comme la force motrice du panafricanisme. Un changement de paradigme, de l’État vers les classes laborieuses est donc primordial : les travailleurs et travailleuses doivent impérativement devenir le fer de lance de l’idéologie panafricaine », Issa Shivji, « Le panafricanisme, un projet inachevé d’émancipation sociale », Anticolonialisme(s). Alternatives Sud, XXX - 2023, n°3, https://cetri.be/Anticolonialisme-s.

[5Amzat Boukari-Yabara, « Le panafricanisme et la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel », 24 septembre 2024, https://amzatboukariyabara.com/le-panafricanisme-et-la-confederation-de-lalliance-des-etats-du-sahel/. Lire aussi Bettina Engel, « Ibrahim Traoré n’est pas Thomas Sankara », LVSL, 22 avril 2026, https://lvsl.fr/ibrahim-traore-nest-pas-thomas-sankara/.

[6François Polet, « Guerre en Iran : où sont passés les BRICS ? », Cetri, 8 mai 2026, https://cetri.be/Guerre-en-Iran-ou-sont-passes-les ; BRICS+. Une alternative pour le Sud global ?, Alternatives sud, 2024 / 1, Syllepse.

[7Voir https://reactionary.international/.

[8La tribune, avec sa liste de signataires, a été mise en ligne par Counterpunch : « Six Non-Negotiable Terms From International Scholars and Former Officials From 30 Countries to End the U.S. War on Iran Amid Trump’s Threat of War Crimes », 10 avril 2026, https://www.counterpunch.org/2026/04/10/six-non-negotiable-terms-from-international-scholars-and-former-officials-from-30-countries-to-end-the-u-s-war-on-iran-amid-trumps-threat-of-war-crimes/. Elle a déjà suscité certaines réactions : « L’Iran de Vijay Prashad, par Farah Mokhtareizadeh », Arguments pour la lutte sociale, 18 mai 2026, https://aplutsoc.org/2026/05/18/liran-de-vijay-prashad-par-farah-mokhtareizadeh/ ; Philippe Corcuff, « Des confusions entre discours d’extrême droite et de gauche se développent au niveau international », Le Monde, 2 mai 2026, https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/02/philippe-corcuff-politiste-des-confusions-entre-discours-d-extreme-droite-et-de-gauche-se-developpent-au-niveau-international_6684840_3232.html?search-type=classic&ise_click_rank=1.

[9Leila Al-Shami, « Syrie : l’anti-impérialisme des imbéciles », Cetri, 4 mai 2018, https://www.cetri.be/Syrie-l-anti-imperialisme-des.

[10L’absence de référence aux mouvements féministes est également un marqueur du positionnement pratique et théorique de ce texte.

[11Soulèvements populaires. Alternatives Sud, 2020 / 4, https://cetri.be/Soulevements-populaires.


Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.

The protest (1990)
The protest (1990)

Artiste : George Pemba (Wikiart, Fair Use)