Ce 8 mars sera, plus que jamais, une journée de lutte. Au cours des deux dernières décennies, le « genre » est devenu un champ de bataille politique de plus en plus contesté.
Autrefois cantonnées à des mobilisations locales et dispersées, les campagnes anti-genre se sont transformées en un réseau transnational structuré, capable d’investir les arènes politiques, d’influencer les lois et les institutions, et de restaurer des hiérarchies de genre, de race et de classe.
Au Nord comme au Sud, les droits des femmes et des personnes LGBTI+ sont attaqués par une extrême droite, chaque jour plus virulente et organisée, qui conteste le féminisme tout en s’appropriant son langage et ses causes afin de légitimer son agenda réactionnaire.
Pour résister à cette offensive et soutenir les luttes des femmes et des minorités sexuelles à travers le monde, le CETRI relaie une série d’articles qui invitent à décrypter ces stratégies réactionnaires et à imaginer des réponses collectives et solidaires.
Derrières ces combats pour les droits, c’est la définition même de projet de société qui se joue : face à un ordre autoritaire centré sur la famille hétérosexuelle, la subordination des femmes, la destruction de l’État providence et la sacralisation du profit, les mouvements féministes proposent de réorganiser la société autour de la production et de la préservation de la vie, de la justice sociale et matérielle et de l’autonomie collective.