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Relations Chine-Afrique : la fin des illusions

Après 20 ans de prêts chinois généreux, de chantiers prestigieux, l’Afrique peine à rembourser ses lourds emprunts. Et Pékin réalise que l’Afrique n’est pas l’eldorado rêvé. L’occasion pour chacun de réévaluer sa stratégie ?

Relations Chine-Afrique : la fin des illusions

(Photo : Présidence de la République du Bénin CC https://www.flickr.com/photos/presidencebenin/44357822842/in/photostream/)

La Chine avait déjà été le partenaire très politique de plusieurs pays africains au lendemain des indépendances, mais, au tournant du XXIe siècle, l’Afrique était devenue pour Pékin le territoire de tous les possibles : un continent riche en ressources, négligé par l’Occident, où la puissance chinoise pouvait se poser en partenaire solidaire, se faire de nombreux amis et permettre à ses entreprises d’y dérouler leurs nouvelles technologies.

« D’un point de vue économique, il est évident que la Chine est devenue un acteur majeur sur le continent africain », détaille Cédric Leterme, chargé d’étude au CETRI (Chine : l’autre superpuissance). « C’est le premier partenaire commercial du continent, le premier prêteur aussi : la Chine s’est montrée la plus volontaire pour financer des projets non liés à des conditionnalités économiques et politiques. Elle a donc rempli un vide laissé par les autres grandes puissances. »

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Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.

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