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Mexique : « La politique est en contradiction avec les valeurs indigènes »

A l’approche du plus vaste scrutin de l’histoire du pays le 1er juillet, des communautés isolées du Chiapas, excédées par la corruption, souhaitent élire leurs dirigeants selon leurs us et coutumes.

Le 1er juillet, les Mexicains sont appelés aux urnes pour le plus vaste scrutin de l’histoire du pays. Outre le président, 500 députés fédéraux, 128 sénateurs, 8 gouverneurs, plus de 900 députés locaux et près de 1 600 présidents municipaux seront élus. Pour succéder à Enrique Peña Nieto à la tête du pays, le candidat de gauche, Andrés Manuel López Obrador, surnommé AMLO, fait figure de grand favori (lire Libération du 3 juin). Son programme de lutte radicale contre la corruption et la pauvreté suscite l’optimisme de nombreux Mexicains. Mais d’autres, dégoûtés par une litanie d’espoirs déçus, ont atteint un point de non-retour. Et rejettent désormais en bloc le système politique. C’est le cas ici, dans la municipalité de Sitalá et celle voisine de Chilón, où des milliers d’Indiens de l’ethnie tzeltal réclament le droit de choisir leurs dirigeants locaux sans partis politiques ni bureaux de vote. Le 17 novembre, ils ont déposé une demande auprès de l’Institut électoral (IEPC) du Chiapas, en s’appuyant sur la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail, sur celle de l’ONU relative aux droits des peuples indigènes et sur l’article 2 de la Constitution mexicaine. Trois textes qui établissent la possibilité pour les communautés autochtones d’élire leurs représentants selon leurs « us et coutumes ».

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Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.