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La crise nicaraguayenne : ressorts et perspectives

Nicaragua : acculé par les (menaces de) sanctions internationales et la forte dégradation de l’économie nationale, le régime Ortega-Murillo a ré-ouvert des pourparlers. Avec - presque exclusivement - ses alliés d’avant mai 2018 (les plus grandes fortunes du pays d’abord, les fédérations patronales ensuite), qui ont accepté sur-le-champ de ré-entamer «le dialogue», tandis que les vrais opposants (l’Articulation des mouvements sociaux notamment) végètent en prison ou en exil. Solution privilégiée par les milieux d’affaires, avec l’appui des États-Unis : l’«atterrissage en douceur» (avec le départ d’Ortega à terme) et la relance de l’économie. A ce stade, les négociations achoppent sur la présence ou non de l’Église et de «garants internationaux» autour de la table... (BD, 4 mars 19)

NICARAGUA : CHRONIQUE D’UNE CRISE ANNONCÉE (La Revue Nouvelle, janvier 2019)

Le 1er octobre dernier, face à l’Assemblée générale des Nations unies, le discours du ministre des Affaires étrangères du Nicaragua n’a pas surpris. Mon pays « a résisté aux tentatives de coup d’État » à l’œuvre depuis le mois d’avril, expliqua-t-il, dénonçant dans le même mouvement « les menaces et l’ingérence des États-Unis », « l’interventionnisme », « le terrorisme déguisé en manifestations pacifiques », « les assassinats atroces, les tortures inhumaines, les destructions… », ainsi que « le capitalisme sauvage » et « les violations de la souveraineté » du peuple nicaraguayen.

La thèse est celle du couple prési-dentiel, Daniel Ortega et son épouse, la vice-présidente Rosario Murillo, répétée cent fois par l’un ou l’autre depuis le début de la crise politique qui déchire le pays : des « putschistes », des « vandales », des « délinquants » « financés par l’impérialisme » entendent «déstabiliser...

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