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L’esprit du capitalisme ultime

L’esprit du capitalisme ultime tente de remédier à la crise de la critique du capitalisme. Il le fait par l’entremise d’une analyse croisée Occident/Afrique subsaharienne afin que le croisement de regard entre ceux qui en pâtissent en premier et ceux qui en profitent en priorité entre en résonance et livre sa vérité.

Lorsqu’on parle de l’esprit du capitalisme, il s’agit, le plus souvent, d’une pensée analytique ou critique du centre du capitalisme pour le centre du capitalisme. L’esprit du capitalisme ultime dont traite cet ouvrage est issu de la réification de « la fin de l’histoire ». À la liberté des « Anciens » et des « Modernes », il propose d’ajouter le fait que la liberté de l’Homme ultime, épilogue de l’Homme moderne d’après « la fin de l’histoire », est de jouir des produits finis en évacuant l’historicité, la mémoire, les identités, les cultures et les subjectivités. L’esprit du capitalisme ultime est donc à la fois un concept et une analyse qui tentent de remédier à la crise de la critique du capitalisme. Il le fait par l’entremise d’une analyse croisée Occident/Afrique subsaharienne afin que le croisement de regard entre ceux qui en pâtissent en premier et ceux qui en profitent en priorité entre en résonance et livre sa vérité.
Les démocraties libérales sont dans une situation de quasi-monopole politique depuis la chute du Mur de Berlin. D’où la hausse du prix économique, social et anthropologique à payer pour prétendre vivre en démocratie. N’ayant plus rien à craindre d’un modèle concurrent de type communiste, le capitalisme ultime rationne le monde en démocratie réelle mais le submerge de capitalisme réel assimilé au développement. Se développer, pour l’Afrique subsaharienne, équivaut désormais à devenir un continent capitaliste via une sorte de congruence post-historique entre capitalisme, marché, démocratie libérale postcommuniste et État ajusté. Il en résulte une démocratie-monde qui contredit l’idéal démocratique en ce sens qu’elle devient une nouvelle tutelle de l’Occident sur l’Afrique. Cette dernière se voit transformée en pure consommatrice d’une démocratie, d’un marché et d’un développement en mode kit.

Voir en ligne Plus d’informations sur ce livre (PUL - UCLouvain).

Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.

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