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Haïti : « C’en est assez ! Il faut une rupture avec cette classe dominante qui est dans le mépris total »

Haïti est au bord de l’insurrection. Depuis plus d’un an, le pays est secoué par une vague de contestation contre un pouvoir corrompu, et les mobilisations ont pris de l’ampleur ces dernières semaines. Entretien de Frédéric Thomas (CETRI) avec Pascale Solages, activiste haïtienne féministe, au cœur du mouvement.

Frédéric Thomas : Que sont les organisations Nèges Mawon (« Noirs marrons ») et Nou pap dòmi (« Nous ne dormons pas »), que vous coordonnez ?

Pascale Solages : Nèges Mawon est une organisation féministe qui existe depuis fin 2015, et qui travaille pour la promotion des droits civils, sociaux, culturels et politiques des femmes. On veut porter un discours à caractère revendicatif très fort, en travaillant dans l’art, la culture et l’éducation, à partir de la création et de formes innovantes comme, par exemple, la réalisation d’un festival féministe, la sensibilisation audiovisuelle et sur les réseaux sociaux, la mise sur pied de programmes éducatifs, qui lient l’information, la formation et les loisirs. À la base de Nèges Mawon, il y a la volonté de créer un espace où l’on puisse vraiment s’asseoir et porter la lutte, à notre façon, avec nos propres armes, nos propres voix de jeunes femmes, de créatrices et d’artistes, de jeunes ouverts sur le monde et les (...) La suite ici sur Bastamag).


Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.