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Ethiopie

Dire la vérité aux dépossédés

Les élections éthiopiennes qui ont ramené au pouvoir Meles Zenawi avec une majorité de 99,6% sonnent comme un témoignage de la tyrannie des puissants et de l’hypocrisie de l’opposition collective, analyse Alemayehu G. Mariam. Par leur inaction et leur soumission, les partis d’opposition ont trahi le peuple éthiopien et doivent assumer une part de responsabilité dans cette dernière violation du droit démocratique. En guise de réparation, l’opposition doit maintenant offrir des excuses publiques et renouveler son engagement à dire la vérité.

Dites toujours la vérité au pouvoir. Mais parfois il est aussi nécessaire de dire la vérité à ceux sans pouvoir. La vérité doit être énoncée non seulement parce qu’elle démasque les hypocrites et les vilains, mais aussi parce qu’elle a un effet cathartique, purificateur pour ceux qui la défendent. Par-dessus tout, la vérité doit être proclamée parce qu’elle est la quintessence de la liberté : la vérité vous libérera. C’est dans un esprit libéré des erreurs politiques du passé, des mauvaises appréciations et dans la liberté d’inventer un nouvel esprit démocratique en Éthiopie que j’offre ces commentaires à l’opposition éthiopienne.

Mon propos n’est pas de faire la leçon ou d’accabler. Je laisse ce travail aux dictateurs qui sont les vrais experts. Si je m’exprime librement à propos de l’opposition éthiopienne, c’est dans le but de l’aider « à faire le ménage », pour ainsi dire, afin que nous puissions prendre un nouveau départ sur le long chemin vers la démocratie. Il est dit que la vérité fait mal, mais je ne suis pas d’accord. Je crois que la vérité guérit, donne du pouvoir et libère ses défenseurs.

L’opposition éthiopienne dans un miroir

Maintenant que l’agitation autour de « l’élection » de Meles Zenawi est retombée, l’heure est venue pour l’opposition éthiopienne de procéder à un état des lieux et de reconsidérer sa façon de mener les affaires. Nous commencerons par la question la plus évidente : qu’est-il arrivé à l’opposition dans cette élection frelatée de 2010 ? Zenawi argumentera vigoureusement qu’il a battu l’opposition par 99,6% des voix (545 des 547 sièges au Parlement). Si ceci représentait la véritable défaite de l’opposition je ne serais pas si inquiet. Perdre une élection factice, c’est comme perdre son appendice. Mais il y a un autre genre de défaite que je trouve plus inquiétante. C’est la défaite dans le regard et le cœur des gens. Je crains que collectivement l’opposition ait souffert d’une perte de crédibilité considérable aux yeux du peuple en raison du spectacle continuel des chamailleries, des mesquineries, des tergiversations, des disputes internes, de la désorganisation, de l’incapacité de s’unir, les jeux de pouvoir et l’incapacité d’articuler un ensemble de principes directeurs ou d’idées pour l’avenir du pays.

Lors des élections de 2005, il y avait un esprit unificateur au sein de l’opposition. Pour cette raison elle a réussi à battre le dictateur au pouvoir au cours d’élections libres. Ce qu’il y avait d’extraordinaire dans cette élection, ce n’est pas seulement que le parti d’opposition a battu le parti au pouvoir à plate couture, mais aussi parce que l’opposition a bénéficié d’un immense soutien du public. Le 7 mai 2005, une semaine avant les élections de cette année là, l’opposition a été capable de rassembler quelque 3 millions de personnes dans la capitale. Le 26 mai, plus de 26 millions de personnes votaient librement, donnant à l’opposition une victoire décisive au parlement, y compris les sièges de la capitale.

Bien sûr les élections ont été volées par l’actuel dictateur, après avoir massacré dans les rues des centaines de protestataires désarmés et emprisonnés et fait disparaître des milliers d’autres. En 2005, le peuple éthiopien a tout mis dans la balance : sa vie, ses moyens de subsistance et ceux qui lui sont chers. En 2010 : Où le peuple est-il passé ? C’est la question posée par « Awramba Times », le seul journal indépendant de l’Ethiopie qui lutte et qui est régulièrement la cible de la vengeance et de la fureur de la dictature.

Le peuple n’a pas disparu seulement parce que Zenawi a lâché dans les rues ses sbires à la gâchette facile. Peut-être le peuple ne s’est-il pas montré parce qu’il a perdu confiance en l’opposition. Lorsque Zenawi a enfermé les dirigeants de l’opposition dans ses donjons après l’élection de 2005, le peuple est resté fidèle. Ces dirigeants de l’opposition sont restés présents dans son esprit et son âme et dans ses prières. Les dirigeants de l’opposition sont-ils restés fidèles après avoir été « pardonnés » et libérés ? C’est peut-être la vérité la plus difficile à accepter et à laquelle les dirigeants de l’opposition doivent faire face. J’ai entendu mille anecdotes qui disaient : les dirigeants de l’opposition ont gravement déçu le peuple. Par leurs propos, leurs actes et leur conduite, ils ont échoué à maintenir vivants les rêves du peuple, ses aspirations et sa soif de justice et de démocratie. En résumé, les gens se sentent trahis et abandonnés par de nombreux dirigeants de l’opposition en qui ils avaient placé tant de confiance.

L’opposition dans le regard de Zenawi

Zenawi connaît l’opposition mieux qu’elle ne se connaît elle-même. Il l’a étudiée et comprend comme elle (dys)fonctionne. Une analyse soigneuse de ses déclarations publiques au fil des années témoigne d’un point de vue peu flatteur. Il estime que les dirigeants de l’opposition lui sont inférieurs sur le plan intellectuel. Il peut se montrer plus malin, plus rusé, plus habile n’importe quel jour de la semaine. Il est convaincu que l’opposition dysfonctionne, est paresseuse et négligeable et ne sera jamais une menace pour son pouvoir.

Dans ses discours et commentaires publics, Zenawi ne témoignent jamais d’autre chose que de haine et de mépris à son égard. Au mieux il la considère comme un enfant égaré qui nécessite une surveillance constante, qui a besoin d’être discipliné et puni pour être maintenu sur le droit chemin. Comme à des enfants, il offre à certains d’entre eux un bonbon : un emploi, une voiture, des maisons et n’importe quoi d’autre susceptible d’acheter leur silence. Ceux qu’il ne peut acheter, il les intimide, les place sous surveillance et les persécute. Le plus souvent il s‘efforce de tromper, piéger l’opposition. Il enverra des Anciens pour leur parler et les assoupir cependant qu’il prolonge les « négociations » pour gagner le temps qu’il lui faut pour leur couper l’herbe sous les pieds. Il lui a jeté un sort au point qu’elle oublie qu’il est le maître illusionniste (ce qui signifie que Zenawi gagne toujours et l’opposition perd toujours)

Pour la première fois en 20 ans, Zenawi change un peu de ton parce que l’opposition semble se réveiller et les donateurs occidentaux font la grimace, un peu embarrassés de le soutenir. Le visage plus aimable, plus doux de Zenawi fait tout doucement son apparition. Après sa « victoire électorale », il a tendu un rameau d’olivier à l’opposition, enveloppé dans son inimitable cordialité condescendante, sa magnanimité et son paternalisme. Il a solennellement « promis à tous les partis qui n’ont pas réussi à obtenir le soutien du peuple… aussi longtemps que vous respectez la volonté du peuple et la Constitution du pays et les lois qui le gouvernent, nous travaillerons en consultation avec vous sur tous les principaux sujets nationaux. Nous faisons cette promesse, non seulement parce que nous croyons que nous devrions être partenaires mais aussi parce que vous avez le droit de participer et d’être entendu ». En d’autres termes, il veut faire sa petite cuisine de sorte que les dirigeants aimables de l’opposition puissent entrer par la porte de service et lui faire la conversation. Mais il ne leur sera jamais permis de sortir de la cuisine et de s’asseoir à la table du dîner.

L’opposition : de qui est-ce qu’on cause ?

Les politiques de l’opposition dans le contexte africain sont une tragi-comédie. A commencer par Nkrumah- le père du parti unique en Afrique- les groupes et partis d’opposition ont été mis en scène, supprimés, persécutés par les détenteurs du pouvoir. Il y a seulement quelques jours qu’il a été rapporté que 14 des partis politiques d’opposition ont déclaré vainqueur le parti de Meles Zenawi, le Ethiopian People Revolutionary Democratic Front (EPRDF), lors des élections de 2010 et lui ont adressé des messages de félicitation. Ceci revient à la poule qui félicite le renard, qui vient prélever ses petits en-cas, d’avoir bien gardé le poulailler.

C’est aussi fou que bizarrement africain. Où ailleurs au monde serait-ce possible que les laquais organisés de sorte à se présenter sous les aspects d’un parti d’opposition bénissent une élection universellement reconnue comme une mascarade et une fraude ? Qu’en est-il de ces partis politiques à qui il est permis de se présenter aux élections afin de permettre au parti au pouvoir de jouer le grand acte de la démocratie ? Les partis d’opposition sont-ils ceux-là qui sont menottés et enchaînés à la ligne de départ cependant que le parti au pouvoir court vers la ligne d’arrivée ? L’opposition est-elle cette agrégation amorphe de partis ou groupes faibles, divisés, chamailleurs, fragmentés, perpétuellement en train de se disputer ? Ou bien est-ce l’agrégation râleuse des défenseurs des Droits de l’Homme, des organisateurs de la société civile, les journalistes et autres professionnels des médias et des académiques ? A moins que ce ne soit les groupes engagés dans la lutte armée dont le but est la destitution de la dictature par la force ?

Qu’est-ce que l’opposition éthiopienne doit faire ?

Expier et se réconcilier avec le peuple : Il y a la parabole bien connue du fils qui prit des richesses de son père et les galvauda. Il est rentré à la maison en pensant que son père le rejetterait et les désavouerait. Mais le fils a demandé pardon à son père. Rempli de compassion et d’amour, le père pardonna à son fils. Il y a là une bonne leçon pour l’opposition : ils doivent aller vers le peuple et demander pardon d’avoir galvaudé leurs espoirs, leurs rêves, leurs aspirations. Ils doivent dire au peuple : « Nous vous avons trahi. Nous le regrettons profondément. Nous promettons de faire de notre mieux pour regagner votre confiance. Nous corrigerons nos erreurs ».

A mon avis, présenter des excuses est la première chose que les dirigeants de l’opposition doivent faire avant que de reprendre contact avec le peuple. Je sais que beaucoup d’entre nous, y compris moi-même, trouvons excessivement difficile d’admettre que nous avons commis une erreur, que nous nous sommes trompés. Nous avons le sentiment que c’est un signe de faiblesse de dire : « je suis désolé, j’ai mis la pagaille ». Mais la vraie et tragique erreur est de savoir qu’on a fait faux et d’insister de façon irrationnelle que faux c’est juste. Le peuple mérite des excuses publiques et sans réserves de la part des dirigeants de l’opposition. Ils seront pardonnés parce que les Éthiopiens sont un peuple décent, compréhensif et compatissant.

Agissez collectivement pour obtenir la libération de Birtukan Midekksa et tous les prisonniers politiques éthiopiens : Birtukan Midekksa est le symbole de l’opposition démocratique en Éthiopie. Elle paie le prix ultime. Zenawi la ridiculise. Mais elle reste la personnification de l’esprit d’opposition éthiopienne. Nous devons travailler sans relâche pour la libération de Birtukan et des milliers de prisonniers politiques d’Éthiopie.

Apprenez des erreurs passées : Il est dit que ceux qui n’apprennent pas de leurs erreurs passées sont condamnés à les répéter. De nombreuses erreurs ont été commises par le passé par les dirigeants de l’opposition. Elles doivent être identifiées et on doit en tirer les leçons.

Comprendre l’opposition à l’opposition : L’opposition à l’opposition ne doit pas être sous-estimée. Sa force réside dans le « diviser pour régner » et en jouant la carte ethnique. Si l’opposition s’unit et agit sur la base d’un programme commun, les adversaires sont impuissants.

Développer un programme commun basé sur des causes et des thèmes : Les thèmes principaux- démocratie, liberté, Droits de l’Homme, l’autorité de la loi, l’unité du peuple et l’intégrité physique de la nation éthiopienne- sont partagés par tous les éléments de l’opposition. Pourquoi ne pas construire un programme collectif pour faire progresser et soutenir ces thèmes ?

Accepter de diverger sans être désagréable : Les dirigeants de l’opposition et leurs adhérents doivent renoncer au principe destructeur,« si vous n’êtes pas d’accord avec moi à 100% vous êtes mon ennemi ». Il n’y a rien de répréhensible à voir des esprits raisonnables qui divergent. Les désaccords et les divergences sont des éléments essentiels de la démocratie. Si l’opposition ne peut tolérer les divergences dans ses propres rangs, en quoi diffère-t-elle de la dictature ?

Prévenir le culte de la personnalité : Une des plus grande faiblesse de l’opposition éthiopienne a été le culte de la personnalité. Nous créons des images héroïques d’individus en tant que dirigeant, les inondons de flatteries, les louangeons jusqu’à quasiment les vénérer. Souvenons-nous que chaque fois que nous faisons cela, nous préparons de nouveaux dictateurs pour l’avenir

Agissez toujours de bonne foi : Les dirigeants et les adhérents de l’opposition doivent toujours s’efforcer d’être de bonne foi et se montrer justes et directs dans leurs relations personnelles et organisationnelles. Nous devons dire ce que nous pensons et penser ce que nous disons. Des jeux d’influence nous laisseront tous naufragés sur une île insignifiante.

Penser en termes de générations et agissez maintenant. Le but de la lutte n’est pas de gagner les élections ou d’occuper un poste public.

La lutte consiste à établir une démocratie, à protéger les Droits de l’Homme, à institutionnaliser l’autorité de la loi et l’obligation à rendre des comptes en Éthiopie. Ce ne nous concerne pas. Ceci concerne la jeune génération.

Donnez une chance aux jeunes de diriger : La vieille génération de l’opposition doit apprendre à tirer sa révérence. Donnons une chance à la jeune génération de diriger. Après tout, c’est son futur. Nous pouvons être le plus utile si nous leur enseignons à partir de nos propres erreurs et les guidons vers des sommets plus élevés. Zenawi croit qu’il peut mouler les jeunes à son image afin d’établir un Reich qui dure mille ans. Il ne réussira jamais. S’il est une vérité universelle à propos des jeunes, c’est qu’ils aiment la liberté par-dessus tout. Que la vieille génération soit les porteurs d’eau pour les jeunes qui construirons l’Ethiopie du futur, comme aurait dit Birtukan

Penser comme des gagnants et non comme des victimes : La victoire pour le vainqueur n’est pas ce que l’on croit et la défaite n’est pas ce que ressentent les vaincus. Il y a de la défaite dans la victoire et de la victoire dans la défaite. Autant la victoire que la défaite sont d’abord des états d’esprits. Ceux qui ont gagné les élections par 99,6% des voix projettent une image victorieuse. Mais nous savons qu’ils ont une victoire creuse obtenue par la force et la fraude. La vraie question est de savoir si l’opposition se voit comme gagnante ou comme perdante. Les vainqueurs pensent et agissent comme des vainqueurs et il en va de même pour les perdants.

Ne jamais renoncer. JAMAIS.

Sir Winston Churchill avait raison lorsqu’il a dit « Ne renoncez jamais- jamais, jamais, jamais, jamais, ni dans le petit ni dans le grand, ni dans le mesquin ou ni dans le généreux, ne renoncez jamais, excepté dans la conviction de l’honneur et du bon sens. Ne vous soumettez jamais à la force, ne vous avouez jamais vaincu devant la force apparemment supérieure de l’ennemi ». Ce qui ne doit pas être fait par l’opposition :« Trompez-moi une fois, la honte soit sur vous ; trompez-moi deux fois et la honte soit sur moi ! »

La rumeur veut que les Anciens (shimagles) de Zenawi fassent des allers-retours pour passer un accord avec l’opposition. Il est même dit que les dirigeants de l’opposition ont été prévenus que s’ils refusaient de négocier et d’accepter publiquement le résultat des « élections », ils auraient tôt fait de rejoindre Birtukan La dernière fois que Zenawi a utilisé son cheval de Troie par l’intermédiaire des Anciens, à l’intention de l’opposition, il lui a passé la corde au cou. Birtukan Midekksa est aujourd’hui en prison précisément parce qu’elle a accepté le pardon des Anciens. Maintenant, elle est emprisonnée à vie parce que, selon les allégations, elle a violé les termes de l’accord. Voici ce qu’elle a dit quelques jours avant que Zenawi la rejette en prison :

" Permettez-moi de commencer avec les négociations avec les Anciens : l’esprit de la négociation par les Anciens consistait à forger un accord acceptable par les deux parties et de créer un esprit de réconciliation et la poursuite du processus politique. Raison pour laquelle ce processus a nécessité plusieurs mois. Considérant le problème qui a surgi suite aux élections de 2005, au lieu de déclarer qu’un parti avait raison et l’autre tort, les Anciens ont servi de médiateurs pour obtenir que chaque parti demande pardon au peuple et se demande pardon mutuellement. Ils ont présenté au deux partis des éléments qui entraîneraient un esprit de réconciliation, ont négocié ces points avec les partis, minimisant les opinions de ceux-ci autant que possible afin qu’ils puissent progresser en démontrant leur détermination dans leur vision politique sur des questions fondamentales

La négociation par l’intermédiaire des Anciens avait pour objectif de parvenir à un accord négocié « donnant-donnant ». Elle se fondait autant sur la volonté gouvernementale que sur sa participation… Néanmoins, même à ce stade, l’esprit de réconciliation qui était le but de la négociation n’a pas évolué. Bien que d’autres objets d’accord aient été laissés de côté, les Anciens ont fait savoir que si nous signions ce document, élaboré selon l’esprit de la culture de notre pays, il signifierait à tous que l’affaire est close et se terminait à ce stade. Le dossier serait fermé et les Anciens retourneraient à leurs médiations… L’accord incluait la libération de tous les prisonniers incarcérés en relation avec la Coalition for Unity and Democracy (CUD) sans préconditions. Il était prévu que des pourparlers directs aient lieu entre le gouvernement et les anciens dirigeants du CUD et que les dirigeants du parti continuent d’assumer leurs responsabilités à l’égard du parti sans restriction…’’

Non seulement il n’y a pas eu de suites à cet accord négocié et aucun prisonnier politique n’a été relâché, mais Birtukan elle-même est devenue le prisonnier numéro un du pays. Pour Birtukan, c’était un marché faustien. En échange de sa libération, Zenawi demandait son âme. Mais jamais elle ne vendra son âme et donc elle est de retour dans l’enfer de Zenawi. Souvenez-vous de Birtukan si vous voyez venir les Anciens portant des cadeaux et parler d’une langue fourchue !

« Trompez-moi une fois et la honte soit sur vous, trompez-moi deux fois et la honte soit sur moi »

Comme je l’ai dit précédemment, il y a beaucoup à faire pour réinventer et revitaliser la politique d’opposition.

Ci-dessus j’ai soulevé certaines questions concernant l’opposition en Éthiopie. Maintenant je vais leur donner une réponse. L’opposition c’est toute personne qui croit et prend position pour une authentique démocratie, la protection des Droits de l’Homme et l’institutionnalisation de l’autorité de la loi, de l’obligation de rendre des comptes, de la transparence de la part du gouvernement. L’opposition éthiopienne, c’est toute personne qui s’élève contre la dictature, la tyrannie et le despotisme.

Faites-vous partie de l’opposition ?

Voir en ligne pambazuka.org/

Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.