Pourtant, la veille de ces offensives, le ministre omanais des affaires étrangères Badr Albusaidi, invité de l’émission « Face the Nation » sur la chaîne étatsunienne CBS News, se disait « confiant dans la manière dont les négociations se déroulent »1. Celui dont le pays assure la médiation entre la République islamique et les États-Unis assurait qu’un « accord de paix est à notre portée si l’on permet à la diplomatie d’y arriver ». Il évoquait alors les concessions historiques faites par l’Iran, notamment le renoncement définitif à la détention de matériel nucléaire pouvant servir à fabriquer une bombe — chose qui n’avait pas été acquise dans l’accord signé sous Barack Obama, en 2015 et que Trump avait unilatéralement abandonné. Cela n’a pas empêché Israël — qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération et qui détient, quant à lui, effectivement, l’arme nucléaire — d’attaquer dès le lendemain. Quel message cela envoie-t-il, si ce n’est de dire que, à l’image du droit international, la diplomatie est, elle aussi, une voie sans issue ? Albusaidi, pourtant peu bavard et habituellement soucieux de l’image de neutralité que cultive son pays, s’est dit « consterné » par les bombardements contre l’Iran.
« La guerre c’est la paix »
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