Venezuela : bulletins, embrouilles et paradoxes

Le résultat des élections régionales au Venezuela a surpris plus d’un observateur, y compris dans les rangs du chavisme. Pour essayer d’y voir plus clair, nous proposons un entretien en profondeur avec un des analystes les plus écoutés de la gauche latino-américaine, le journaliste et chercheur argentin Pablo Stefanoni.

Pour comprendre la nature et les implications de ce qui s’est passé le 15 octobre dernier au Venezuela, le journaliste bolivien Fernando Molina et moi-même avons interrogé Pablo Stefanoni, ex directeur de l’édition bolivienne du Monde diplomatique, rédacteur en chef de la revue continentale Nueva Sociedad et spécialiste reconnu des gauches sud-américaines [1], alors qu’il rentrait depuis peu d’un voyage d’étude à Caracas.

Que s’est-il passé au Venezuela lors des élections régionales du 15 octobre ? Comment expliquer que le chavisme en soit sorti renforcé ?

Comme toujours dans ce genre de cas, il existe un mélange de facteurs qu’il faut essayer de démêler dans notre analyse, ce qui n’est pas toujours facile en raison de l’excès de passions suscitées par le cas du Venezuela. On a eu tendance à sous-estimer Nicolás Maduro – un personnage facile à ridiculiser – et ce qui reste du chavisme. Il est clair que le chavisme n’est plus ce qu’il était hier, mais il reste une « minorité intense » qui, depuis les sommets de l’appareil d’État, gère une énorme machine en campagne permanente, qu’il y ait ou non élections. Contre cela, la Table d’Unité démocratique (MUD) s’est lancée dans une bataille de rue pour chasser Maduro qui a entraîné des dizaines de morts et de blessés, mais n’a pas débouché sur la démission du « président ouvrier ». Cela a engendré une très forte démoralisation, et de profondes divisions entre abstentionnistes et participationnistes lors des élections régionales du 15 octobre. Il suffit de lire les insultes que s’envoient entre eux les opposants au chavisme sur les réseaux sociaux. Un secteur plus modéré, qui regroupe des partis comme Action démocratique (AD) ou Un Nuevo Tiempo, entre en collision avec une aile plus radicale, comme celle de Leopoldo López, plus étroitement liée à la droite de Miami. Après quatre mois de manifestations, caractérisés à la fois par une forte répression étatique et par les « guarimbas » (blocages parfois violents de la voie publique) de secteurs de l’opposition, le gouvernement a fini par se présenter comme le garant de la « paix sociale ». En moyenne, la pénurie a un peu diminué, même si les produits non réglementés (à savoir presque tous) restent souvent à des prix inabordables. En résumé : on avait un terrain de jeu inégal et favorable au gouvernement (grâce à ses énormes ressources économiques et à une série de manipulations préélectorales ou d’astuces insidieuses comme la « stratégie de la souris folle », importée du Nicaragua, qui consiste à déplacer au dernier moment des centaines de bureaux de vote loin des quartiers oppositionnels), des mesures de distribution alimentaire dans les quartiers pauvres, une forte abstention et une grande démoralisation de l’opposition. Sans parler des dizaines de milliers de Vénézuéliens qui « votent avec leurs pieds » et ont quitté le pays pour une série de destinations proches ou lointaines. Tout cela donne quelques indices pour penser ce qui s’est passé le 15 octobre, qui a surpris les uns comme les autres. Ni le gouvernement ni l’opposition ne s’attendaient à ce résultat : dix-huit États pour le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) et cinq pour la MUD.

L’hypothèse la plus simple est celle de la fraude. La plus gênante pour l’opposition est que les gens ont rejeté son extrémisme. Quel est ton point de vue ?

L’hypothèse de la fraude est la plus rassurante, et avec elle l’idée d’une dictature impopulaire qui manipulerait à la perfection tous les fils du pouvoir. La vérité, c’est qu’une chose est de mettre en lumière le favoritisme de l’appareil d’État et l’autoritarisme du gouvernement, qui sont indiscutables, autre chose le fait de parler de fraude stricto sensu. C’est pourquoi l’opposition n’a pas jusqu’à présent réussi à apporter des preuves concrètes de fraude massive – sauf apparemment dans l’État de Bolívar, siège du très stratégique « Arc Minier » de l’Orénoque, où l’élection a été fort disputée [2]. Le défi, c’est de mieux comprendre le chavisme et ses mécanismes. Peu d’opposants tentent de le faire et préfèrent souvent s’adresser à l’opinion et aux instances internationales plutôt que de construire des bases sociales plus solides, par exemple parmi les secteurs populaires. Une caractéristique du cycle de protestation de cette année, c’est qu’en général les habitants des « collines » [NdT : expression métonymique désignant les quartiers populaires de Caracas, qui sont généralement en hauteur, et par extension ceux d’autres grandes villes] ne sont pas « descendus » pour protester contre le gouvernement. On peut se demander pourquoi – il semblerait qu’il s’agisse d’un mélange de contrôle social chaviste, de pratiques de redistribution alimentaire sélectives et clientélaires et de méfiance vis-à-vis de l’opposition, mais en tout cas ils ne l’ont pas fait. En outre, l’opposition doit convaincre le « peuple chaviste » (dont une grande partie n’est pas maduriste) que sa victoire éventuelle n’entraînera pas une chasse aux sorcières.

Néanmoins, tu étais récemment au Venezuela et tu as toi-même été témoin du fait que, lorsque l’opposition, en particulier ses fractions plus ou moins social-démocrates, s’implante dans certains quartiers populaires, il arrive que les collectifs armés chavistes – qui sont des forces d’intimidation et d’intervention paramilitaire au même titre que les paramilitaires colombiens – lui interdisent toute expression publique. Par ailleurs, il existe aussi des quartiers populaires où Maduro et les hauts responsables chavistes ne peuvent plus mettre les pieds, au risque de se faire lyncher. C’est donc un panorama un peu plus complexe, non ?

Je crois qu’il serait nécessaire de faire une étude quasi-ethnographique de ces fameux « collectifs », qui ont des pratiques et des trajectoires assez variées, même s’il est évidemment assez difficile d’étudier des groupes armés qui évoluent entre la légalité et l’illégalité. Au-delà des fantasmes qui circulent à leur sujet, il est clair qu’ils contrôlent nombre de quartiers populaires, entre autres au niveau de la distribution d’aliments – que celle-ci passe par les comités gouvernementaux ad hoc, les CLAP (Comités locaux d’Approvisionnement et de Production), ou par le marché. Mais même dans ces quartiers, le niveau de mécontentement est très élevé, et les collectifs ne peuvent pas simplement y éliminer l’opposition. D’où divers niveaux et formes de « négociation » du degré de tolérance envers l’expression publique du dissensus. Je peux citer le cas d’un important dirigeant des jeunesses d’un parti d’opposition qui participe aux réunions du conseil communal – une entité participative locale organisée par le gouvernement –, où sa présence est tolérée, alors même que les collectifs ont imposé des limites à son prosélytisme politique au niveau du quartier. Les formes d’organisation du chavisme populaire, les continuités avec des pratiques clientélaires antérieures telles que celles d’Action démocratique et les espaces d’intervention politique dans les quartiers populaires mériteraient d’être mieux étudiés. La MUD tend à négliger ces questions du fait de son inclination pour la « politique politicienne » et, souvent, de son mépris pour les secteurs populaires ; le chavisme a justement construit bonne part de sa légitimité sur la « reconnaissance » de ce « sous-sol de la patrie ». Cela dit, l’opposition engrange désormais des victoires significatives dans des zones populaires : en 2015, par exemple, la MUD a conquis le quartier mythique du 23 janvier à Caracas, où Chávez votait et où reposent ses restes.

Même à supposer que ce que le sociologue Fabrice Andreani appelle les « cinquante nuances de fraude  », à savoir un cocktail de manipulations et d’irrégularités qui n’équivaut pas à un vol pur et simple de l’élection – sauf sans doute dans l’État de Bolívar –, n’ont pas substantiellement altéré les résultats favorables au pouvoir en place, il reste totalement inexplicable que, juste après que le chavisme ait revendiqué 8,3 millions de voix aux élections de l’Assemblée nationale constituante (ANC) fin juillet, il n’en obtienne plus que 5,7 millions. Même si on prend en compte le fait que la population du district central de la capitale ne votait pas cette fois, cela fait près de deux millions de voix « évaporées » en moins de trois mois. L’élection de l’ANC a été largement considérée comme illégale et frauduleuse tant dans les modalités de sa convocation que dans son résultat non seulement par la MUD, mais par tous les secteurs chavistes critiques. Parallèlement aux tours de prestidigitation vertigineux auquel est constamment soumis le calendrier électoral (le pouvoir repoussant indéfiniment ou au contraire convoquant prématurément les scrutins dans l’arbitraire le plus total), la nouvelle Assemblée constituante est une pièce maîtresse du dispositif visant à délégitimer et neutraliser la majorité législative oppositionnelle au parlement et à se perpétuer au pouvoir. N’est-ce pas là un fait systémique qui complique singulièrement n’importe quel panorama électoral ? Ce d’autant plus que se mettent déjà en place toute une série de mesures pour délégitimer les gouverneurs d’opposition, les déposséder de tout moyen d’action, voire les invalider sous divers prétextes.

Il est clair qu’il n’y a pas grand monde pour croire au chiffre de 8 millions de voix au scrutin de l’Assemblée constituante. Mais il ne semble pas non plus plausible que 7 millions d’électeurs aient participé au référendum non autorisé organisé informellement par l’opposition le 17 juillet. Le fait est que l’opposition avait besoin de 7 millions voix pour « révoquer » symboliquement Maduro (la possibilité de convoquer un référendum révocatoire est prévue par la Constitution, mais le Conseil national électoral n’a cessé d’inventer divers prétextes pour empêcher son organisation depuis des mois). Et le gouvernement avait dès lors besoin de plus de 7 millions de voix pour l’emporter symboliquement sur l’opposition. Les deux camps ont donc « obtenu » le résultat qu’ils désiraient. Reste que l’ANC a été instituée en tant que pouvoir de facto, totalement étranger aux dispositions de la Constitution promue par Chávez en 1999, et que ses 545 membres agissent en conséquence. Les décisions y sont prises par acclamation et, plus que rédiger une nouvelle Constitution (tâche pour laquelle elle s’est donnée un généreux délai « d’au moins deux ans »), elle cherche surtout à « blinder » le gouvernement. Étant définie comme « souveraine », elle peut agir sans aucune contrainte constitutionnelle. Par exemple, le gouvernement veut maintenant obliger les gouverneurs nouvellement élus à prêter serment devant l’ANC. Celle-ci n’étant pas reconnue par l’opposition, on saisit le dilemme des cinq gouverneurs de la MUD : soit ils prêtent serment et légitiment cette institution, soit ils s’y refusent et risquent alors d’être destitués. Mais outre ces chausse-trappes institutionnelles, il existe des formes patentes de « biocontrôle  » de la société, pour reprendre la formule de l’économiste marxiste vénézuélien Manuel Sutherland, qui écrit que « cette forme de contrôle du métabolisme social s’avère particulièrement intense dans les régions où l’État est la seule source d’emploi et de revenu et où le secteur privé est pratiquement absent  ». Le « carnet de la Patrie », un document de création récente dont la présentation est obligatoire pour recevoir différents types d’aide sociale, fonctionne de fait comme une des formes de ce contrôle social.

Il y a un paradoxe, c’est que l’opposition a obtenu de bien meilleurs résultats qu’aux précédentes régionales, en 2012 [3], mais que les chiffres contrarient néanmoins fortement ses attentes. Faut-il y voir la conséquence de la différence de types de scrutin et de choix électoral ?

De fait, il s’agissait d’élire des gouverneurs, pas d’un plébiscite sur Maduro, comme on a parfois essayé de le présenter. Dans les trois États gouvernés hier par l’opposition, le chavisme a gagné, alors que la MUD a gagné dans cinq États qui, eux, étaient gouvernés par le chavisme. On ne peut pas négliger ces dynamiques politiques locales, la qualité de la gestion des sortants, et la popularité ou l’impopularité de tel ou tel acteur régional. On voit émerger quelques nouvelles figures du chavisme, comme le relativement jeune Héctor Rodríguez – sans doute moins entaché par l’usure du pouvoir et la corruption massive de ses aînés –, vainqueur inattendu dans un État stratégique comme le Miranda. Je ne sais pas si les sondeurs ont bien fait leur travail. Le rejet de Maduro est fort, mais il ne s’est visiblement pas retraduit mécaniquement dans ce scrutin. Or, nombre des allégations génériques de fraude sont basées sur cet écart entre les résultats de dimanche et l’impopularité de Maduro.

Ces résultats semblent valider la thèse de l’aile extrémiste de l’opposition selon laquelle il ne vaut pas la peine de participer aux élections. Qu’en est-il d’Henrique Capriles, qui est affaibli par la perte de l’État de Miranda et dont la ligne plus conciliatrice semble avoir échoué ? Crois-tu en un scénario de radicalisation accrue ?

Il y a là un deuxième paradoxe : les résultats pourraient en effet paraître valider ce scénario, mais le secteur de l’opposition qui a le plus prospéré est le vieux parti Action démocratique (qui a obtenu quatre gouverneurs d’opposition sur cinq). Capriles est affaibli, mais plutôt par la défaite de son parti dans l’État de Miranda que parce qu’il ne serait pas suffisamment radical. Le parti de Leopoldo López, effectivement plus radical – et actuellement en résidence surveillée –, s’est lui aussi affaibli électoralement, et la personnalité considérée comme la plus extrémiste de l’opposition, María Corina Machado, est complètement minoritaire. Il est possible que les élections « ne servent à rien », mais la rue sert apparemment encore moins, vu que le chavisme finit toujours par gagner sur ce terrain – hier par le nombre, aujourd’hui surtout par la répression et par la construction d’une image de l’opposition comme force déstabilisatrice qui « sème le chaos ». Une polarisation dure ne fait que profiter au gouvernement. Le mélange de manifestations de rue — qui, du fait de l’action des groupes les plus radicaux, se transforment de marches pacifiques en guarimbas –, d’exigence de sanctions internationales et du rôle néfaste joué à la tête de l’OEA par Luis Almagro – qui s’est fait le porte-voix de l’opposition la plus dure –, finit par resserrer les rangs du gouvernement, qui s’installe dès lors dans une position plus confortable de « résistance à l’Empire ». Ce que semble comprendre AD, qui a depuis les années 1940 beaucoup plus d’expérience politique, outre ses origines nettement populaires, c’est qu’il faut mener une lutte politique plus patiente, avec plus de souplesse pour réagir aux scénarios changeants qu’impose chaque jour le chavisme pour « feinter » l’opposition. Le Venezuela est un État autoritaire, mais pas une dictature consolidée – même si ce que tu soulignais à propos de l’ANC et du calendrier électoral peut faire penser qu’il s’agit encore là d’une dichotomie trop simpliste. Mais malgré les handicaps institutionnalisés et les asymétries de pouvoir, il reste des espaces qui peuvent être utilisés par l’opposition. Nous sommes peut-être en train d’assister de ce côté-là à des changements majeurs qu’il nous faudra suivre en détail.


Comment le chavisme a-t-il reçu ce résultat ?

Sans doute avec un mélange de surprise et de satisfaction, outre les discours hyperboliques habituels. Il est possible qu’il cherche à avancer la date des élections municipales, ainsi que la présidentielle, qui étaient normalement prévues pour 2018. Après la défaite électorale de 2015, lorsque la MUD avait remporté deux tiers des sièges de l’Assemblée nationale, le gouvernement s’était employé à constamment reporter les élections ; il pourrait maintenant agir en sens inverse pour essayer de tirer profit de cette onde de choc. En revanche, l’épuisement du chavisme en tant que projet de transformation semble difficile à inverser. Les processus de dégradation de la société vénézuélienne sont très profonds : corruption généralisée, pillage massif de l’argent public, niveau d’insécurité parmi les plus élevés d’Amérique latine, crise du système de santé, lutte quotidienne de la population pour avoir accès aux produits de base. On est dans un scénario de « lutte pour la survie » qui occupe une bonne partie de l’existence des Vénézuéliens.


Quelle leçon la gauche latino-américaine peut-elle tirer de ces résultats ?

La gauche devrait cesser de projeter ses désirs d’épopée sur le Venezuela, comme elle le fait parfois, et éviter de croire que ce résultat réfute l’évidence de la dégradation politique et morale du projet bolivarien. Quant aux droites, elles devraient essayer de mieux comprendre ce qui s’est passé pendant ces quinze dernières années et éviter le revanchisme et les tentations classistes et racistes qui ont fréquemment cours chez leurs partisans sur les réseaux sociaux.


Notes

[1Pablo Stefanoni, « La tentation du national-stalinisme au Venezuela », 8 août 2017, Mediapart, https://www.mediapart.fr/journal/international/080817/la-tentation-du-national-stalinisme-au-venezuela?onglet=full. Une version sensiblement plus courte de cet entretien a été publié dans le quotidien Página 7 de La Paz : « El chavismo no es la mayoría pero es una ‘minoría intensa’ », 22 octobre 2017, Página 7, http://www.paginasiete.bo/ideas/2017/10/22/chavismo-mayoria-pero-minoria-intensa-156545.html.

[2Le lundi 16 octobre dans l’après-midi, le système automatique de transmission des décomptes régionaux du Conseil national électoral (CNE) a fait apparaître sur son site web le candidat d’opposition, le syndicaliste Andrés Velásquez, comme ayant gagné de quelques milliers de voix, sur la base de 98 % des bulletins dépouillées (dès que le logiciel estime que la tendance est irréversible, le visage du vainqueur s’affiche). Le résultat n’est apparu que quelques minutes à l’écran et a aussitôt été retiré, et la transmission des 2 % restant interrompue au prétexte de failles technologiques contraignant à transférer les cinquante derniers registres des centres de scrutin manuellement. L’équipe de Velásquez a alors été expulsée du CNE régional, et dans la nuit de mardi à mercredi, c’est le candidat du PSUV qui apparaissait gagnant à l’écran avec 1 700 voix d’avance. Mais Velásquez avait conservé tous les registres originaux du CNE régional (signés par les témoins de tous bords) et a pu montrer dans une conférence de presse comment au moins une dizaine d’entre eux ont été manipulés au dernier moment afin de renverser la tendance.

[3En 2012, le rapport de forces était de 20 États pour le PSUV contre 3 à l’opposition. Le fait d’avoir remporté 18 États sur 23 ne doit pas masquer le fait que le Grand pôle patriotique, regroupement du PSUV et de ses alliés, baisse en pourcentage. Il passe de 54,75 % en 2012 à 52,67 % en 2017, alors que la MUD progresse de 36,51 % en 2012 à 45,18 % en 2017. Plus généralement, si l’on se souvient que Maduro a gagné la présidence en 2013 avec 7 587 532 voix, cela fait 1,5 millions de voix en moins pour le chavisme alors même que le corps électoral a augmenté d’un million de personnes depuis.


Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.