Traite des femmes en Amérique latine, migrations et les droits humains

Depuis ses origines, le phénomène de la traite des femmes a été lié aux guerres et à l’esclavage sexuel. Comme dans le passé, les formes actuelles de la traite en Amérique latine renvoient à l’exploitation de la femme comme objet sexuel et comme main-d’œuvre gratuite ou bon marché. Si la pauvreté, l’insécurité et la violence en constituent bien les premiers déterminants, la traite des femmes trouvent ses raisons de se développer dans l’alimentation du marché matrimonial et prostitutionnel, dans le divertissement des militaires, dans les services sexuels sur internet et, bien entendu, dans les activités touristiques et le commerce sexuel, dont l’exploitation constitue le négoce principal. Toutes les femmes migrantes ne sont pas pour autant victimes de la traite ni destinées à la prostitution. Un lien exagéré entre ces réalités peut servir de prétexte pour restreindre la libre circulation des personnes. Le renforcement du contrôle des migrations ne fait d’ailleurs qu’encourager et augmenter la traite des femmes. Il revient aux Etats de travailler à la prévention de la traite, à l’élimination de l’exploitation sexuelle et à la promotion des changements culturels requis.

Prostitution, la mondialisation incarnée

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Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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