Philippines : la trajectoire de la violence

Le dramatique chiffre de 6 000 victimes depuis l’arrivée du président Duterte au pouvoir aux Philippines le 30 juin 2016 laisse pantois. Sans procès ni aucune forme légale, cette violence – encouragée et cautionnée par le président – explose. On comptabilise aujourd’hui aux Philippines plus d’homicides par armes à feu qu’aux États-Unis. Et on s’interroge : la prévision annoncée par le président lui-même de 100 à 150 000 personnes visées par la police ou des « exécuteurs professionnels » pourrait-elle être atteinte ? Se peut-il que le candidat Duterte qui promettait de tuer tant de criminels que les poissons de la baie de Manille allaient grossir, y parvienne ? Comment une telle violence civile peut-elle se dire et se produire ? Avec quels effets sur une cohésion nationale déjà bien entamée et sur la légitimité d’un État décrédibilisé pour son incapacité à sortir le pays de ses crises chroniques ? Amnesty International évoque un « carnage » dans un récent rapport alarmiste.

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