Nakba, Naksa, Nahda : mémoire et histoire de la Palestine de 1904 à 2004

Avant et après la création d’Israël, la volonté et les tentatives des dirigeants sionistes d’occulter, voire d’ensevelir, l’histoire palestinienne et de présenter le sionisme sous les oripeaux d’un messianisme bienveillant, ont pris des formes multiples mais continues. Primordialité de l’espace et invisibilité palestinienne, tel est le socle de l’idéologie sioniste Les recherches de politologues et d’historiens israéliens et palestiniens qui, depuis une trentaine d’années, travaillent à une autre écriture historique contribuent magistralement à déterrer la mémoire palestinienne des gravats de l’histoire officielle des vainqueurs. Il est important aujourd’hui pour les Palestiniens de revivifier cette mémoire, mais sans se laisser piéger par elle. Il s’agit dès lors de surmonter les douleurs du passé, pour écrire les pages d’un futur partagé. La Nakba de 1948, c’est à dire l’expulsion des deux tiers des Palestiniens de leur terre natale, va demeurer la pierre d’achoppement de toute négociation qui l’ignore. Une fois reconnue la pleine responsabilité des Israéliens, il appartiendra aux représentants légitimes du peuple palestinien de négocier les modalités concrètes de la fin de l’occupation et de l’exil.

Palestine : mémoire et perspectives

Palestine : mémoire et perspectives

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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