Maroc. Le hirak ou la révolte dans le Rif

Depuis plusieurs semaines, le Rif marocain est en ébullition. Une révolte sociale, politique et identitaire, qui rencontre un écho dans le reste du pays et illustre les impasses du pouvoir. Celui-ci est d’autant plus exaspéré que le hirak (mouvement) invoque le nom d’Abd El-Krim (1882-1963), célèbre résistant à la colonisation.

« Ils ont arrêté Zefzafi ! Dernière nouvelle ! » est une expression qui a fait et refait le tour de la planète web au Maroc et dans la diaspora. Comme un écho, elle s’est propagée jusqu’au sommet de la chaîne du Rif. Et cela même dans les hameaux les moins connectés à la toile. Le 29 mai, pendant les longues heures de cette troisième journée du mois de jeûne, c’est le principal objet de discussion sur les réseaux sociaux. Mais également en ville. Certains jeunes du mouvement ont vite fait le lien sémantique et émotionnel avec la phrase — célèbre dans le monde arabe – du poème de l’Égyptien Ahmed Fouad Negm chanté en 1967 par le très engagé Cheikh Imam : « Guevara est mort. Dernière nouvelle. »

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