Les « soins de santé primaire » depuis Alma Ata : propositions pour une revitalisation

Le bilan de l’initiative « santé pour tous » lancée par l’Organisation mondiale de la santé en 1978 est, pour le moins, inégal. Les progrès enregistrés sont menacés par un processus complexe et rapide de globalisation et par des politiques économiques néolibérales dont l’impact négatif sur les moyens d’existence et la santé d’un pourcentage croissant de la population mondiale, particulièrement dans le Sud, est manifeste. Si les efforts réalisés en matière de « soins de santé primaire » ont substantiellement réduit les dommages de certaines maladies infectieuses, le volet intersectoriel de la démarche préconisée par l’OMS et son rôle de mobilisation sociale qui constituent les clés de sa viabilité ont été négligés, tant dans les discours que dans les actes. L’OMS doit aujourd’hui jouer un rôle bien plus audacieux : revendiquer l’équité, dénoncer les dangers de la libéralisation de la santé, souligner l’interdépendance existante entre secteur de la santé et autres secteurs socioéconomiques, et plaider pour davantage d’investissements, spécialement dans le développement des ressources humaines, sans quoi l’initiative « santé pour tous » restera une simple déclaration d’intention.

Les obstacles à la « santé pour tous »

Les obstacles à la « santé pour tous »

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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