Les nouvelles radicalités politiques en Amérique latine : zapatistes, piqueteros et sans-terre…

A la faveur de l’exclusion générée par les politiques néolibérales, de la crise des représentations et médiations, d’importants « nouveaux mouvements sociaux » ont émergé ces deux dernières décennies en Amérique latine. Des mouvements qui assument leurs filiations passées sans s’y réduire. De par leur composition sociale (plus hétérogène qu’auparavant et plus populaire que celle de leurs alter ego européens), leurs formes d’organisation (démocratie directe, horizontalité…), leurs discours (autonomie, dignité, environnement…), leurs méthodes de lutte (expérimentation, espaces autogérés de production collective…), ils posent d’importants défis aux acteurs traditionnels de la gauche politique (articulation ou récupération ?), mais aussi aux Etats qui hésitent entre cooptation, institutionnalisation ou répression. Leur nouveauté n’est toutefois ni à essentialiser ni à idéaliser. Leur origine commune est le conflit, direct et indirect, avec la matérialité des rapports de pouvoir et de domination, et ces formes originales de protestation renvoient à l’évolution des structures socioéconomiques, dont les sans-emploi, les sans-terre et les indigènes sont parmi les premières victimes.

Mouvements et pouvoirs de gauche en Amérique latine

Mouvements et pouvoirs de gauche en Amérique latine

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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