Les mouvements sociaux et le gouvernement Lula : nouvelles opportunités d’expression mais report des satisfactions

L’accession de Lula à la présidence du Brésil a été vécue par des millions de personnes comme un tournant décisif dans la trajectoire du pays. Elle semblait consacrer, pour la première fois dans l’histoire du sous-continent, la victoire, au plus haut niveau politique, des secteurs populaires sur les élites habituées jusque là à monopoliser toutes les sphères institutionnelles du pouvoir. Avec l’investiture de Lula, figure charismatique de la gauche brésilienne, dont la trajectoire et la vie s’identifient à celles de millions de Brésiliens, c’était un peu comme si l’ensemble du peuple « ordinaire » gravissait les marches du Planalto, le palais présidentiel. Après des dizaines d’années de mobilisations et de luttes, dans les rues, les usines et les campagnes, le triomphe du candidat Lula et de son parti, le Parti des travailleurs (PT) était alors perçu par nombre d’acteurs sociaux comme « la » chance historique d’inverser le cours de l’histoire brésilienne, en lui donnant une impulsion populaire et radicalement démocratique.

Et pourtant, un an plus tard, le coup de barre à gauche se fait toujours attendre. Les politiques d’austérité fiscale et de rigueur monétaire dictées par le FMI sont appliquées avec un zèle qualifié d’orthodoxe par l’ancien président Fernando Enrique Cardoso lui-même, peu suspect de sympathie pour la gauche. Il n’est pas jusqu’aux grands entrepreneurs qui lui reprochent cette rigueur budgétaire qui étrangle les investissements productifs et plombe la croissance. Sur le plan social, le chômage s’accroît et le marché du travail connaît une inquiétante précarisation. N’a-t-on pas largement commenté, dans la presse brésilienne, le retour du « fogão de lenha » (feu de bois destiné à la cuisine) dans les milieux populaires cariocas, qui remplacent les traditionnels bec de gaz au combustible devenu inaccessible ?

La réduction des dépenses sociales a par ailleurs fortement limité les effets du programme Fome Zero, lancé en fanfare en début de mandat, tandis que la culture des OGM vient d’être autorisée dans le Sud du pays, au grand dam des écologistes et contre l’avis de la ministre de l’Environnement elle-même, Marina Silva. Quant à la réforme agraire, engagement historique du PT, elle n’a toujours pas été entamée, malgré les promesses de campagne. Les appels réitérés à la compréhension - « on ne peut imprimer un virage de 180° à un transatlantique » – et les multiples signaux de bonne volonté lancés par un gouvernement qui bénéficie toujours d’un taux de popularité impressionnant [1] ne suffisent cependant plus à contenir le mécontentement qui s’est emparé d’une grande partie des secteurs sociaux organisés traditionnellement alliés au PT.

João Pedro Stedile, coordinateur national du Mouvement des Paysans sans Terre (MST), résume ironiquement le sentiment des militants face à la stratégie de compromis et de concessions aux milieux financiers et conservateurs pour laquelle a opté le président : « Lula, comme représentant de la classe travailleuse, est favorable au projet populaire que nous défendons, mais le président Lula pas, parce qu’il est le fruit d’une composition qui l’a transformé en produit transgénique… » [2]. Mais il rajoute cependant que le MST reste un ami du gouvernement Lula.

C’est probablement ce mélange de sympathie et d’attitude critique, d’espoir et de désillusion, qui fait la grande originalité de la relation actuelle entre le nouveau gouvernement et les mouvements sociaux. Objectivement, les politiques économiques et sociales de ce gouvernement s’inscrivent dans la droite ligne du gouvernement précédent, elles accentuent même souvent ses aspects néo-libéraux. Et pourtant, globalement, les mouvements sociaux ne font pas mine de rentrer dans une logique de rejet global et de confrontation directe avec le nouveau gouvernement. Les mobilisations ont repris depuis plusieurs mois, mais il s’agit plutôt de pressions sélectives visant à dénoncer ou encore à appuyer tels ou tels aspects de ses politiques. Pour sa part, le gouvernement fait preuve d’une tolérance qui tranche avec les réactions répressives de son prédécesseur vis-à-vis des actions, souvent illégales, des mouvements ruraux ou urbains. Cette auto-limitation et du mouvement social et du gouvernement renvoie en fait à une structure d’opportunités politiques tout à fait hors du commun, à la fois souple, ouverte, mais aussi vulnérable du fait des alliances consenties avant les élections, et dont les déterminants doivent surtout être recherchés dans la relation organique qui depuis toujours lie le PT aux mouvements sociaux.

Le PT : outil politique des mouvements populaires

Il n’est pas exagéré d’affirmer que le PT est une création du mouvement populaire brésilien lui-même. Ses initiateurs sont à trouver dans les cercles syndicaux « combatifs » de l’ABC (ceinture industrielle de São Paulo) qui ont défié le régime militaire et contribué à son affaiblissement en organisant, avec Lula à leur tête, les gigantesques grèves de la fin des années 1970. Il s’agissait à l’époque de militants pratiquant un nouveau type de syndicalisme, autonome vis-à-vis des structures de l’Etat, revendicatif mais non dogmatique, et ouvert sur le reste de la société. Le congrès fondateur du Parti des travailleurs, en février 1980, avait ainsi pu réunir un public hétérogène (syndicats urbains et ruraux, militants d’anciennes organisations de guérillas, étudiants, communautés ecclésiales de base, pastorale ouvrière et pastorale de la terre, mouvements communautaires, intellectuels progressistes, etc) et devenir peu à peu le fer de lance et le véhicule de toutes les espérances de la « gauche populaire » brésilienne.

De par sa composition, sa structure démocratique et participative et son caractère largement populaire, le parti rompait avec la manière traditionnelle d’envisager la politique au Brésil et plus largement en Amérique latine. Dès son moment fondateur, le PT a été conçu comme l’outil politique des mouvements populaires. A la différence des machines électorales clientélistes, propres aux systèmes politiques latino-américains, il a été construit « de bas en haut », en incorporant les revendications multiples des organisations populaires. Au cours des premières années de son existence, l’identification entre le Parti des travailleurs et le mouvement populaire est totale. Ces deux pôles se veulent, à l’époque, les deux dimensions complémentaires d’un même projet populaire, qu’il s’agit de faire aboutir en luttant simultanément sur le plan social et sur le plan politique. Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes personnes qui participent à la vie des organisations de base et qui militent au sein du Parti.

La coexistence de plusieurs courants politique et de différents groupes sociaux au sein de sa base sociale s’est dès lors traduite par la promotion d’une culture politique et idéologique plurielle et une pratique systématique de la démocratie interne laissant une large place à la participation de ses différentes composantes. Le Parti des travailleurs des premières années définit son projet politique de manière radicale, « lutte contre le capitalisme et l’impérialisme », mais ne se donne pas de programme clairement socialiste, à l’inverse de bien d’autres partis de la gauche latino-américaine. En 1981, Lula insistait précisément sur ce point : « Le parti des travailleurs auquel nous croyons est un parti neutre, avec une ample liberté, un vaste pluralisme idéologique, un programme ouvert, un parti de masses dont la fin première est l’ouverture d’un espace politique au travailleur » [3] .

Du projet de société à la course au pouvoir : la trajectoire du PT

Sans vouloir rentrer dans une radiographie de l’évolution du Parti des travailleurs, il est néanmoins important de mettre en évidence certaines évolutions internes qui ont fortement influé sur sa composition sociale, sa structure et sa stratégie politique. Les premières victoires électorales du PT, aux niveaux des municipalités et des assemblées, ont donné lieu à un processus d’institutionnalisation qui va peu à peu accroître le poids des parlementaires et mettre l’accent sur la stratégie électorale au détriment de la participation de la base. Les trois défaites de Lula aux élections présidentielles de 1989, 1994 et 1998 vont accentuer cette tendance. C’est ainsi que le courant « Articulation » (plus tard rebaptisé « Camp majoritaire »), le courant le plus modéré et le plus pragmatique du PT, emmené par Lula et le président du parti, José Dirceu, va peu à peu s’imposer, reléguer les courants dits « radicaux », entretenant bien souvent des liens étroits avec les mouvements sociaux, au second plan, et modifier en profondeur le fonctionnement interne du Parti, dans le but donner plus de liberté et de marge de manoeuvre à sa direction nationale. L’objectif est alors d’accroître le potentiel électoral du Parti en lui donnant un profil plus acceptable pour les classes moyennes, dont il cherche à capter l’électorat.

La campagne électorale de 2002 va constituer le point d’orgue de ce long « recentrage » du PT. Plusieurs décisions vont accélérer la transformation du Parti et l’émancipation de son directoire, dont l’objectif affiché est la victoire électorale. A cette fin, le PT va d’une part déployer une stratégie d’alliance, en s’associant au Parti libéral, situé nettement à droite sur l’échiquier politique brésilien, au risque de s’aliéner ses franches les plus radicales tout comme une partie de son électorat traditionnel, et d’autre part, il va tenter de rassurer le monde économique brésilien et les milieux d’affaires internationaux. C’est notamment là tout le sens de la Carta ao Povo (Lettre au peuple) de Lula, publié en juin 2002, dans laquelle il annonce qu’il respectera, s’il est élu, les engagements pris par son prédécesseur envers le FMI, en faisant du remboursement de la dette la priorité de sa politique économique. Ce contre les résolutions du dernier congrès du PT, qui prônait plutôt la « rupture » avec le FMI. Ce faisant, l’état major du parti a lui-même amputé la machine gouvernementale qu’il convoitait des instruments nécessaires à une action décisive en faveur de la croissance et de la redistribution, pourtant indispensables pour satisfaire rapidement les revendications de base des mouvements populaires : création d’emplois, augmentation du salaire minimal, construction d’habitations populaires, réforme agraire, etc.

Un "gouvernement de disputes

Une analyse, même sommaire, de la nouvelle architecture du pouvoir politique et institutionnel peut nous aider à mieux comprendre la dynamique actuelle des mobilisations et des positionnements des mouvements sociaux. La victoire présidentielle du PT ne garantit pas de facto la démocratisation du système institutionnel et l’hégémonie de son programme et de ses idées, loin s’en faut. « Nous ne sommes pas arrivés au pouvoir, nous sommes arrivés au gouvernement » répètent les conseillers de Lula pour justifier le statu quo. Ils ne sont d’ailleurs pas arrivés seuls au gouvernement, car il a fallu distribuer postes et responsabilités à l’ensemble hétéroclite des forces que l’équipe de Lula s’est successivement alliées dans sa course au pouvoir. Des courants les plus radicaux du PT, qu’il a fallu domestiquer, aux représentants des marchés financiers et du secteur industriel, exigeant des gages de « réalisme économique ».

Difficile de donner une image cohérente et une orientation claire à un exécutif qui semble avoir incorporé les contradictions et les polarisations de la société brésilienne. La rhétorique conciliatrice de Lula ne réussit pas à voiler les profondes divergences de priorités et d’intérêts qui le traversent. Comme l’ont affirmé très tôt plusieurs intellectuels progressistes, il s’agit d’un « gouvernement de disputes », où la définition des politiques du gouvernement et l’allocation des ressources sont l’objet de négociations, et parfois de conflits, entre des ministres défendant des projets de société opposés. Il en va ainsi des déclarations contradictoires des deux ministres chargés des questions agraires, Roberto Rodrigues et Miguel Rossetto, devant l’augmentation des occupations de terres par le MST et la création de milices privés dans les campagnes par les « fazendeiros » (gros propriétaires), le premier défendant le principe de la propriété privé et plus implicitement le droit des propriétaires à défendre leur terre, le second dénonçant la militarisation des campagnes et appuyant les revendications du MST. Cette affaire témoigne peut-être plus que tout autre de l’ambiguïté d’un gouvernement où cohabite un ministre proche du MST, chargé de mener la réforme agraire, et un ministre qui fut à l’origine, il y a quelques années, d’une proposition visant à interdire la réforme agraires dans les terres occupées par les travailleurs organisés du MST.

Cette impression d’absence d’orientation politique claire du gouvernement est renforcée par le fait que le PT ne dispose pas de la majorité au Congrès, ce qui l’a obligé à entrer dans un jeu de tractations et de concessions avec les forces libérales et conservatrices de la Chambre et du Sénat pour faire passer ses propositions de réforme. Il doit également négocier le soutien des gouverneurs des Etats fédérés, majoritairement à droite, indispensable à la mise en œuvre et au bon déroulement de projets tels que le programme Fome zero. Parallèlement, le gouvernement petista invite régulièrement les représentants de la société civile – mouvements populaires et associations patronales – à participer à des instances de consultation en amont de l’élaboration des politiques, en vue notamment d’accroître le consensus autour de ses propositions.

L’année 2003 : participation, mobilisation et début de contestation

L’attitude des mouvements sociaux brésiliens vis-à-vis du nouveau gouvernement est déterminée par l’évaluation qu’ils font de leur possibilité d’influer sur le cours de ses décisions. Cette évaluation dépend du degré d’ouverture de la nouvelle architecture politique, de sa réceptivité face aux revendications portées par les mouvements et des relais politiques que les mouvements sociaux espèrent activer en son sein. Ainsi que de leur interprétation de la marge de manœuvre actuelle du gouvernement…

Devant l’orientation prise par le gouvernement, certains militants estiment que les mesures d’austérité prises par Lula sont inévitables, et constituent une étape transitoire nécessaire, qui prépare le passage à un nouveau modèle de développement. A l’autre extrême, certains estiment que la nouvelle équipe a sacrifié les possibilités de transformation sociale à la conquête du pouvoir, et qu’il n’y a plus rien à attendre d’elle. Entre ces deux extrêmes, beaucoup de leaders de mouvements sociaux pensent que la situation actuelle doit être considérée ni plus ni moins comme un « champ de disputes », un jeu dont il s’agit de gagner la partie, et qu’à ce titre, il appartient aux mouvements sociaux eux-mêmes de rester actifs. En profitant des nouvelles opportunités d’expression politique et de légitimation que leur offre leur gouvernement, qui est le premier à reconnaître leur qualité d’interlocuteurs représentatifs. Et en restant massivement présent dans les rues, afin d’exercer une pression constante sur le gouvernement de manière à renforcer son côté « populaire ».

Les nombreuses mobilisations et la multiplication des occupations de terre par les paysans du MST doivent être considérées à l’aune de cette stratégie. Quelques jours après l’annonce de la victoire de Lula, en Novembre 2002, la coordination nationale du MST avait très officiellement annoncé « au peuple brésilien et au président Lula », que son rôle en tant que mouvement social était « de continuer à organiser, à conscientiser et à mobiliser les pauvres de la campagne… afin de contribuer en faisant tout ce qui leur serait possible pour aider le nouveau gouvernement à réaliser la réforme agraire tant désirée ».

Cette annonce n’est pas restée lettre morte : en quelques mois, le nombre de familles « acampadas », c’est-à-dire occupant illégalement une terre dans l’attente de leur régularisation, est passé de 60.000 à 240.000. Les animateurs des sans terre ont su habilement tirer profit du contexte favorable de reconnaissance institutionnelle et de tolérance policière à leur égard pour engager une stratégie du fait accompli et imposer au gouvernement la nécessité et l’urgence d’une réforme agraire de masse. Cette nouvelle situation de fait a certainement contribué à l’élaboration d’un projet de réforme agraire relativement ambitieux, prévoyant l’installation de 400 000 familles de paysans en quatre ans, même s’il reste en deçà de la proposition du MST de distribuer la terre à un million de paysans d’ici 2007.

Dans les rangs syndicaux, la situation est plus ambiguë. La Centrale Unique des Travailleurs (CUT), principal syndicat d’Amérique latine, fondée en 1983 par Lula et ses camarades du « Novo Sindicalismo » pour offrir une alternative combative à la bureaucratie syndicale est, tout comme le PT, une agrégation de courants et de tendances idéologiques divers. Les liens restent extrêmement forts entre la majorité des militants syndicaux et la nouvelle équipe au pouvoir. Lors du huitième congrès de la centrale, du 2 au 7 juin 2003, les candidats appartenant aux courants du PT favorables à Lula ont été plébiscité, en remportant 74,6% des votes. Et les participants au congrès ont décidé de mettre de côté leur traditionnelle culture d’opposition pour participer activement aux différents groupes interministériels et accroître ainsi leur influence.

Ce renforcement des liens entre la CUT et le gouvernement n’est cependant pas sans risque. Ces relations ont provoqué de vives tensions internes lors de la réforme des retraites, quand la centrale a opté pour une position de neutralité vis-à-vis du gouvernement et a décidé de ne pas appuyer les mots d’ordres de grèves lancés par la plupart des syndicats de la fonction publique. Ceux-ci ont menacé de créer une nouvelle centrale, tandis le syndicat Força Syndical, adversaire historique de la CUT et nettement marqué à droite, en profitait pour se profiler comme le seul véritable défenseur des travailleurs de l’ère Lula. Un nouvel équilibre entre l’appui au gouvernement et l’indispensable autonomie devra être trouvé par la CUT si celle-ci veut conserver sa crédibilité et ses adhérents.

L’année 2004 : entre volonté de soutien et possibilités de rupture

Forgé dans les luttes syndicales qui ont contribué à l’affaissement du régime militaire, construit par la base et pour la base, véhicule de ses revendications, le PT s’est toujours conçu comme le relais et l’outil politique des secteurs populaires. Si l’expérience du pouvoir a beaucoup érodé cette image, elle n’en reste pas moins forte dans les milieux populaires et chez nombre de dirigeants de mouvement sociaux qui, bien que frustrés et déçus par les politiques menées jusqu’ici, ne cessent pas pour autant de témoigner leur confiance vis-à-vis d’un gouvernement largement ouvert à la négociation et réceptif à leurs demandes. En dépit de décisions jugées « malheureuses », Lula reste encore selon nombre d’entre eux une « référence pour la lutte », comme le disait encore récemment le coordinateur national du MST, João Paulo Rodrigues [4].

Mais la patience de nombreux militants a des limites. Combien de temps encore les liens historiques, la confiance accumulée et l’ouverture institutionnelle compenseront l’absence ou le report des changements de fond réclamés par les mouvements populaires ? « Avec Lula, notre pouvoir de pression a triplé, car la structure du gouvernement est nettement plus disposée à nous recevoir et à nous écouter, mais dans le fond, il n’y a toujours pas de changement » confiait récemment un militant du MAB (Mouvements des personnes atteintes par les barrages). L’indulgence étonnamment longue dont bénéficie le gouvernement au sein des mouvements populaires et de la population en général ne sera pas éternelle. La première année de son mandat, le gouvernement brésilien a été mis à l’épreuve par les marchés financiers. Dont il a gagné la confiance. L’année 2004 sera une mise à l’épreuve sur le plan social. A supposer qu’il ait le choix, Lula prendra t-il le risque de perdre la confiance des alliés historiques du Parti des travailleurs ?


Notes

[1En novembre 2003, 43% de la population la considère bonne, 40% normale, et seulement 13% la considère mauvaise ou exécrable (sondage Ibope).

[2O Estado de São Paulo, 7 octobre 2003

[3Leoncio Martins Rodrigues, « La composition sociale des cercles dirigeants du Parti des travailleurs », in Daniel Pécaut et Bernardo Sorj (dir.), Métamorphoses de la représentation politique au Brésil et en Europe, Paris, CNRS, 1991, p. 275

[4O Estado de São Paulo, 27 juillet 2003.


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