Les luttes latino-américaines contre le néolibéralisme sont-elles efficaces ?

Si la lutte contre le néolibéralisme doit être mesurée, dans ses effets, par la capacité de mettre en échec le modèle économique dominant et d’imposer des modèles alternatifs qui renforcent la sphère publique et l’affirmation universelle des droits sociaux, politiques et culturels, quel bilan et quelles leçons peut-on tirer de cette lutte en Amérique latine ? Les expériences sont des plus différentes dans leur dynamique et leurs résultats d’un pays à l’autre : zapatisme au Mexique, mouvements indigènes d’Equateur et de Bolivie, PT du Brésil, Frente amplio en Uruguay, piqueteros en Argentine et mouvement bolivarien de Chavez au Venezuela. Certaines sont épuisées, d’autres dans des impasses, tandis que d’autres encore se renforcent. Ce qui est sûr, c’est que jusqu’à aujourd’hui aucun gouvernement, aucun pays, n’a réussi à rompre avec l’hégémonie des politiques néolibérales. Pour avancer dans ce sens, il s’agit de centrer les mobilisations sur les mouvements sociaux en s’efforçant de construire des alliances sociales larges, en vue de formuler une hégémonie alternative représentative de la grande majorité de la population.

Mouvements et pouvoirs de gauche en Amérique latine

Mouvements et pouvoirs de gauche en Amérique latine

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

Voir