Le risque global d’être convertie en marchandise

L’absence d’une reconnaissance politique des atteintes aux droits humains qui vont de pair avec le commerce des « services sexuels » donne lieu à sa croissance incontrôlée, à tel point qu’il en est venu à s’appeler « secteur sexuel ». L’assimilation d’une femme à un objet sexuel, à une marchandise, porte atteinte à la dignité des personnes. Les effets sociaux et culturels de la mondialisation accroissent le « contingent humain » disponible pour le commerce des services sexuels, où les proxénètes sont assimilés à des administrateurs, hommes d’affaires et investisseurs. La réglementation est la porte ouverte à la dépénalisation du proxénétisme et à l’accentuation des risques pour les femmes. Conformément aux engagements pris au sein de la communauté internationale, les Etats doivent réprimer le proxénétisme et décourager la demande, à long terme grâce à l’éducation, à court terme grâce aux moyens de communication. Il s’agit de promouvoir des valeurs qui rejettent l’utilisation des femmes comme objets sexuels, et de viser l’exercice plein d’une sexualité libre et volontaire, associée au plaisir de chaque personne et sans interférence causée par des transactions commerciales.

Prostitution, la mondialisation incarnée

Prostitution, la mondialisation incarnée

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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