Le refus d’un féminisme « assimilationniste »

Le féminisme n’a pas toujours bonne presse et endosser l’étiquette de féministe suscite des réserves. Au Nord, il est perçu comme secondaire et dépassé. Au Sud, il apparaît comme imposé, paternaliste et occidentalocentré. Au placard, le féminisme ? Certainement pas.

« Nulle part au monde, les femmes ne bénéficient d’une égalité totale avec les hommes » (Luhr Dietrichson & Sor, 2016). Cette affirmation de Bertha Lutz, féministe brésilienne et signataire de la Charte de l’Organisation des Nations unies, prononcée en 1945 n’a pas pris une ride et justifie la poursuite d’un combat donné en héritage.
En Afrique, en Amérique latine, en Asie, les femmes se sont approprié de longue date cette lutte en refusant de se conformer aux prescriptions masculines autant qu’aux injonctions occidentales. Les femmes du Sud et les descendantes d’immigrées dans le Nord ont en effet bousculé le mouvement – l’ont rendu ancré et juste - en liant le « refus de la domination par un pouvoir (néo)colonial extérieur à celui de la domination par un pouvoir patriarcal intérieur » (El Saadawi, 2014).
Coup de projecteur sur les apports, encore trop occultés, de ces penseuses et militantes du Sud en faveur de l’égalité.

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