Le rapatriement vers le futur Etat palestinien : une solution au problème des réfugiés ?

Le rapatriement vers les territoires du futur Etat palestinien, en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, semble s’être imposé comme la solution privilégiée au problème des réfugiés palestiniens de 1948, soit les « Arabes de Palestine » qui quittèrent leurs foyers au cours du conflit israélo arabe de 1948 et ne purent y retourner. Estimée à plus de 700 000 en 1949, cette population, qui inclut aussi les descendants des réfugiés originels, s’élève aujourd’hui à quelque 5,5 millions de personnes, soit environ deux tiers de la population palestinienne. Quelles sont les implications légales, politiques et socioéconomiques de ce « droit au retour », promu par les récentes initiatives de paix israélo palestiniennes, vers l’Etat palestinien en Cisjordanie et Gaza, en lieu et place de la « Palestine perdue » en 1948 ? Des questions aussi épineuses que la capacité d’absorption (très limitée) du futur Etat palestinien, le statut définitif des réfugiés et le rôle futur de l’Unrwa (l’Office des Nations unies pour les réfugiés de Palestine) ont pour l’heure été éludées. Une nette prise de distance des réfugiés par rapport à l’OLP est apparue, au bénéfice des groupe islamistes.

Palestine : mémoire et perspectives

Palestine : mémoire et perspectives

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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