La santé en Afrique subsaharienne, aux Philippines, en Inde, en Argentine et en Equateur : défis et alternatives

La Déclaration de l’OMS à Alma Ata, signée en 1978 par plus de 130 ministres de la Santé, exigeait l’instauration d’un ordre économique mondial plus juste et demandait que les fonds destinés à l’armement soient réassignés aux dépenses de santé. En dépit des engagements (« la santé pour tous en l’an 2000 »), sous beaucoup d’aspects, la Déclaration n’a hélas pas été mise en pratique. Les systèmes de santé sont soumis à des pressions sans précédent. Tandis que de nouvelles maladies se répandent (tout comme certaines anciennes), la santé publique s’est détériorée dans de nombreux pays. Les frais médicaux représentent une charge insupportable pour les pauvres. La mondialisation et le rôle prépondérant laissé au libre échange des biens et des capitaux pèsent sur le secteur. Plus précisément, l’introduction d’une logique de marché dans le domaine même des soins de santé a miné les valeurs fondamentales censées l’inspirer, telles que la coopération et la solidarité ; elle a également affaibli la capacité des pays à redistribuer la richesse. Faire face à ces problèmes à l’échelle mondiale, tout comme à l’échelle nationale et communautaire, constitue le travail complexe et épuisant des militants de la santé. Leurs efforts sont l’expression concrète des valeurs qui animent la Déclaration d’Alma Ata.

Les obstacles à la « santé pour tous »

Les obstacles à la « santé pour tous »

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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