La gauche au Mexique : problèmes et perspectives

La transition vers la démocratie doit rester l’un des objectifs prioritaires des gauches mexicaines. Les luttes intestines, la cooptation par les pouvoirs politiques ou économiques, les trahisons à l’idéal égalitaire et libertaire, l’apparition de nouvelles revendications et de formes originales de mobilisation, l’expérience du pouvoir local ou régional, la redéfinition du système de domination mondiale ont fait de la gauche une réalité multiple. Quatre grands courants dominent : la gauche organisée en parti, mue par l’agenda électoral ; la gauche articulée autour de la rébellion zapatiste sur des revendications indigènes, démocratiques et populaires ; une gauche marxiste orthodoxe qui ne renonce pas à l’idée de conquérir le pouvoir par les armes ; et une gauche sociale, inorganique, civile et intellectuelle. L’électoralisme et la corruption ont déconnecté l’essentiel de la gauche partisane (PRD) des réalités sociales. Un large front national est pourtant plus que jamais nécessaire pour démocratiser l’Etat, construire des alternatives au capitalisme et forger un véritable « peuple-nation » qui accepte la diversité et prône l’égalité. Les zapatistes ont montré la voie.

Mouvements et pouvoirs de gauche en Amérique latine

Mouvements et pouvoirs de gauche en Amérique latine

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

Voir