Grenoble

L’accaparement des terres

Réunion débat sur le thème de l’accaparement des terres le jeudi 20 janvier 2011 ( 20h-23h) à Grenoble.

Intervenant : Laurent Delcourt (CETRI) et Douglas Estevam (MST)

Des banques, des sociétés industrielles ou commerciales agro-alimentaires, des
fonds de pension, des multinationales et surtout des fonds d’investissement privés
spéculatifs, affamés de profits dans un contexte d’aggravation de la crise financière,
voient dans les terres agricoles une nouvelle source d’enrichissement.

A ces
prédateurs s’ajoutent des états disposant de surplus financiers à faire fructifier
(états du golfe, Chine, Inde etc...) grâce auxquels ils croient pouvoir produire
leurs aliments hors de leurs frontières.
Depuis quelques années, tous ces vautours se jettent sur les terres occupées par
des paysans, souvent par la corruption et la violence, sous prétexte
d’ « investissements plus productifs ».

L’expropriation de petits paysans par des financiers au nom d’un « intérêt
supérieur » n’est pas un phénomène nouveau, mais il prend une ampleur
préoccupante, à la mesure de la mondialisation du capitalisme. Leurs droits sont
bafoués, leurs terres accaparées sans contre-partie ou avec quelques misères, et
ils perdent ainsi leur seul moyen de survie.
Ces paysans n’ont d’autres solutions que d’aller grossir le bidonville de
l’agglomération la plus proche, de se vendre, pour quelques uns, à l’investisseur
qui s’implante, ou de se révolter…

Les gouvernements qui acceptent cette nouvelle forme de colonialisme mettent
en avant, avec la bénédiction de la Banque Mondiale, la notion de « gagnants –
gagnants » et prétendent qu’elle rapportera des droits de location, la réalisation
d’équipements, voire une partie des produits cultivés.
Mais il n’en est rien.

Ces accaparements s’accompagnent en réalité de l’expulsion des communautés
villageoises, souvent par la violence armée, et ouvrent la voie au développement
de monocultures intensives exportatrices qui ne produisent que la destruction
de l’environnement, des ressources naturelles et de la biodiversité. Il n’en résulte
que le chômage et la bidonvillisation des paysans, et finalement l’accroissement
régulier du nombre des affamés à travers le monde.

COMMENT SOUTENIR LES PAYSANS,
QUELLES RÉSISTANCES DÉVELOPPER ?

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