L’Occident et la formation d’un potentiel économique de démocratisation dans le Tiers-Monde

Contrairement aux apparences sur lesquelles sont bâties les théories politiques du capitalisme, la démocratie libérale qui prédomine dans les centres depuis la fin de la seconde guerre mondiale, de même que les systèmes plus ou moins autoritaires de la périphérie, sont des modalités différentes d’exercice de l’hégémonie politique de la bourgeoisie, classe de plus en plus mondiale. La démocratie libérale suppose l’aliénation politique qui ne peut durer que si elle est articulée sur un potentiel économique de démocratisation. En accordant la priorité absolue à leurs intérêts économiques et stratégiques, au détriment de l’appui à la formation d’économies autocentrées en Afrique et dans le Tiers Monde, les centres y ont de facto bloqué les possibilités de démocratisation. C’est ainsi que depuis les années 70, les stratégies de sortie de la crise économique sont guidées par l’idée selon laquelle cette sortie ne dépend pas de la formation dans les périphéries de ce potentiel économique de démocratisation, mais de l’intensification des flux entre l’Occident et le Japon, et donc de la marginalisation de la périphérie.

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Le réajustement du système économique mondial

Le réajustement du système économique mondial

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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