Géopolitique de la biodiversité et développement durable

La destruction de l’environnement montre avec force que la rationalité économique sur laquelle s’est construite la modernité occidentale a atteint son point limite. Cette rationalité globalisée continue pourtant à définir les orientations internationales en matière environnementale sous le couvert d’un discours sur le « développement durable » qui ne remet pas en question la logique du marché, désastreuse sur le plan écologique. La notion de biodiversité est traduite en termes de « capitaux » naturels et la lutte contre le réchauffement climatique prend la forme d’un commerce de droits d’émissions, sans réel impact sur les causes du phénomène. La nécessité se fait jour de re-territorialiser la problématique, de l’envisager à partir des lieux et des communautés qui subissent les effets de la dégradation socio-environnementale, et de permettre ainsi une réappropriation sociale de la nature et des processus productifs. Marqués par des temporalités, des cadres culturels et identitaires différenciés, ces lieux et territoires pourraient être le berceau de nouvelles politiques de la nature, plus à même d’apporter de véritables solutions au problème de la « durabilité » environnementale. 

Changements climatiques. Impasses et perspectives

Changements climatiques. Impasses et perspectives

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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