Festival

Forum mondial de la pauvreté

« 30 000 cet été au Festival Emmaüs Lescar-Pau ! »

24, 25, 26 juillet 2012

Forum mondial de la pauvreté

Sous la présidence d’honneur de Jean Ziegler

réalisé en partenariat avec Paul Ariès et Le Sarkophage

Le matin à partir de 10h30 - Entrée gratuite

24 juillet 2012 : « Un seul monde mal développé »

 > Florian Rochat, ancien directeur du CETIM, Centre Europe Tiers Monde (1987 à 2009), économiste, militant, communiste et altermondialiste

 > Gus Massiah, représentant du CRID, Centre de Recherche et d’Information pour le Développement au Forum Social Mondial

 > Thomas Coutrot, coprésident d’ATTAC France

 > Nicolas Sersiron, vice-président du CADTM France

 > Bernard Duterme, directeur du CETRI - Centre tricontinental, centre d’étude sur le développement et les rapports Nord-Sud

+ témoignages de 2 à 3 compagnons de la Communauté Emmaüs Lescar-Pau

25 juillet 2012 : « Dignité des pauvres / richesse des cultures populaires »

 > Francine Mestrum, chercheur

 > Jérémie Piolat, philosophe, spécialiste des cultures populaires et du colonialisme

 > Claude Quemar du CATDM, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde

 > Najid Rahnema
Le président d’Emmaüs International

+ témoignages de 2 à 3 compagnons de la Communauté Emmaüs Lescar-Pau

26 juillet 2012 : Construire des alternatives

 > Samir Amin, président du Forum Mondial des Alternatives

 > Alberto Accosta, ex-ministre de l’Equateur, père du mouvement Buen Vivir

 > Christophe Deltombe, président d’Emmaüs France

 > Jean Ziegler, sociologue, vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme à l’ONU

 > Germain, responsable de la Communauté Emmaüs Lescar-Pau

 > Paul Ariès, sociologue, directeur du Sarkophage

+ hommes politiques conviés

http://www.emmaus-lescar-pau.com/fr/evenements-45-6.html

Texte d’appel :
La communauté Emmaus-Lescar-Pau et le journal d’analyse politique le Sarkophage/ A cause du peuple !co-organisent en juillet 2012 un grand Forum international sur le thème : « les pauvres, entre mépris et dignité - Faire renaître les cultures populaires » Ce colloque aura lieu durant toute la durée du Festival. Il réunira des experts, des militants, des élus. Il débouchera sur une interpellation des politiques nationaux juste aux lendemains d’élections présidentielles et législatives décisives.

La France compte 8,2 millions de pauvres selon le seuil de pauvreté de l’INSEE soit 13 % de la population. Comment est-ce possible dans l’un des pays les plus riches de la planète ? Mais que veulent dire ces chiffres fondés sur un critère purement statistique ? Sont-ils suffisants ? Ne peut-on envisager la réflexion autrement, non pas seulement en termes monétaire, mais au regard des privations concrètes, des manquements concrets à des droits élémentaires de la personne : 7 % des ménages ne peuvent se chauffer convenablement, des millions sont mal logés, les inégalités d’accès aux soins et en terme d’espérance de vie augmentent entre riches et pauvres, etc. Des millions de familles subissent le mal-logement, la malnutrition, souffrent d’une pauvreté scolaire. Pauvres d’aujourd’hui mais aussi d’autrefois : est-on si éloigné dans la France du 21e siècle de cette idée du 19e siècle que les classes populaires constitueraient des classes dangereuses ?…. Pauvres d’ici mais aussi d’ailleurs : l’oubli des pauvres du Sud est-il si étranger à celui des pauvres qui habitent les pays du Nord. Partout la même invisibilité est savamment organisée. Quelles images les pauvres ont-ils d’eux mêmes ? Quelles représentations en donnent les médias ? A quoi les pauvres attribuent-ils leur détresse ? Jusqu’où pousse-t-on leur culpabilisation ? Pourquoi les pauvres votent-ils si peu ? Pourquoi votent-ils souvent contre leurs propres intérêts ? Mépris des pauvres ou dignité bien réelle même si elle est aujourd’hui bafouée ? Et si les pauvres n’étaient pas seulement dans la survie économique mais expérimentaient au quotidien d’autres façons de vivre, d’autres rapports à soi, d’autres rapports aux autres, d’autre rapport au monde ? Et si les pauvres au lieu d’être toujours définis négativement étaient aussi reconnus comme porteurs de valeurs fortes, comme constituant une chance pour l’humanité toute entière ? On veut bien croire à la dignité des pauvres africains, asiatiques ou amerindiens…mais on refuse d’admettre que les naufragés de nos pays riches ont aussi quelque chose à nous donner. Que reste-il aujourd’hui des cultures populaires ? Comment les faire renaitre ailleurs mais aussi ici ? Comment réaliser ce mariage des mouvements de solidarité avec les plus pauvres et des mouvements d’éducation populaire ? Comment créer ici et maintenant des alternatives ? Peut-on laisser croire que la France puisse réinsérer 8,2 millions de pauvres dans le cadre des modes de vie dominants ? Est-ce d’ailleurs souhaitable socialement, écologiquement, politiquement ? Que peuvent les politiques pour permettre de construire des laboratoires d’autres modes de vie.