Femmes et santé au Nicaragua

Faute de politiques publiques progressistes de la population, de la santé et de l’éducation, les femmes nicaraguayennes sont confrontées à des problèmes sanitaires alarmants, et ce d’autant plus qu’une grande majorité d’entre elles vit sous le seuil de pauvreté. Les taux de mortalité maternelle, d’adolescentes enceintes, d’avortements clandestins, ainsi que la violence domestique atteignent des dimensions extrêmes au Nicaragua. Sans parler des ravages du sida, encore largement sous-estimés. Si les programmes d’ajustement structurel appliqués religieusement par les gouvernements néolibéraux de ces quinze dernières années ont considérablement affaibli les politiques sociales, les orientations conservatrices des dirigeants en matière d’éducation sexuelle et l’influence de la hiérarchie catholique sur un Etat pourtant officiellement laïc jouent également un rôle dévastateur. Ainsi par exemple, les droits que le Vatican souhaite voir reconnus aux embryons, aux « non encore nés », priment, dans la pratique, sur les droits des femmes. Pour une amélioration réelle de la situation sanitaire du pays, c’est l’ensemble des priorités et des responsabilités de l’Etat nicaraguayen en matière de santé qui sont à revoir.

Les obstacles à la « santé pour tous »

Les obstacles à la « santé pour tous »

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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