« Big Pharma » et la maladie du sommeil en Afrique centrale

La maladie du sommeil touche 36 pays d’Afrique subsaharienne. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 600 000 Africains seraient infectés chaque année et environ 45 000 personnes en mourraient annuellement, souvent même sans que leur maladie ait été diagnostiquée. Les deux principaux médicaments qui existent actuellement pour traiter la maladie du sommeil ont des effets secondaires très lourds et parfois mortels. Leur administration est difficile et pénible pour les patients. Pourtant, aucune alternative n’est aujourd’hui à l’étude, car les grandes firmes pharmaceutiques « Big Pharma » jugent le marché trop peu rentable. Elles ont même envisagé d’arrêter la commercialisation du médicament actuellement le plus efficace, l’Eflornithine, qui doit son existence à son utilité dans certains traitements cosmétiques sur les marchés des pays riches... Seul un accord d’urgence passé avec l’OMS et l’ONG Médecins sans frontières a permis de reporter l’échéance. Mais pour combien de temps ? Le diagnostic précoce de la maladie, qui garantirait un traitement présentant peu de risques et réalisable de façon ambulatoire, ainsi que le développement de la recherche et la production de médicaments sûrs et efficaces sont les objectifs prioritaires des acteurs concernés par ce fléau.

Les obstacles à la « santé pour tous »

Les obstacles à la « santé pour tous »

Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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