Amérique centrale : traite et commerce sexuel des enfants

Dans l’exploitation sexuelle commerciale et dans la traite à l’œuvre en Amérique centrale, au Panama et en République dominicaine, des mineurs d’âge sont manipulés comme de la marchandise sexuelle et des réseaux criminels organisés accumulent les bénéfices grâce à cette exploitation, au sein d’une économie illicite qui s’étend du niveau local jusqu’à un niveau global. Le concept de traite des êtres humains ajoute l’idée de transport, de transfert à celle d’exploitation. Les facteurs favorables au commerce sexuel des enfants sont à la fois d’ordre économique (inégalité, pauvreté, précarité, vulnérabilité, développement du tourisme sexuel…), culturel (machisme, patriarcat, mercantilisation des femmes et des enfants…), juridique (non-application des conventions ratifiées…) et politique (faiblesse des politiques sociales, manque de volonté régionale…). Il revient aux organisations internationales (du tourisme, du commerce, des migrations…), aux Etats centro-américains ou extérieurs à la région, et aux sociétés civiles de traduire en actes concrets une série de recommandations qui visent à prévenir et à éliminer le fléau de l’exploitation sexuelle des enfants.

Prostitution, la mondialisation incarnée

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Cet article a été publié dans notre publication trimestrielle Alternatives Sud

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